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samedi 6 décembre 2014

Sablés fourrés au chocolat au lait, biscuits pour l'avent



Aujourd'hui il fait un temps magnifique. En tant qu'héliotrope avérée, rien de tel pour me donner le moral. D'autant qu'un coup d'oeil dans le miroir de la salle de bain, avant de mettre les lunettes bien sûr quand je ne veux pas saper l'optimisme matutinal, achève de me mettre de bonne humeur. C'est une temps à manger des crudités ou des fruits. Une petite robe, des escarpins à talons, un léger maquillage, et hop, me voilà prête à conquérir ... disons conserver au moins ce que j'ai déjà. Arrivée au travail, je croise la dame de la loge d'entrée qui me cueille à froid : "Ne me dites rien, vous avez passé une mauvaise nuit, vous avez des cernes marqués." La lumière de l'entrée ne me vaut rien, ça ira mieux dans les locaux. Autour de la machine à café, deux collègues devisent, elles me voient : "Oh la la, ça ne va pas toi, tu as trop de travail en ce moment. Viens, on t'offre un café, tu as l'air d'en avoir besoin." Je bois le café en commençant à me poser des questions. Je croise un autre collègue : "Ton fils aussi a la gastro ? Moi non plus je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit." Non, merci, mon fils va bien, j'ai même dormi comme un bébé. Trois mètres plus loin dans le couloir : "Tu fais de l'allergie avec le pollen ? Tu as une mine affreuse." Misère, en trois mètres, je suis passée de l'insomnie à la maladie ! Je décide de faire un tour par les commodités pour constater les dégâts dans le miroir. Evidemment, sous les cruels néons éclairant froidement le carrelage blanc des toilettes, j'ai une mine affreuse. Et je m'aperçois que cette robe me boudine horriblement. Quand au maquillage, j'ai l'air d'avoir fait une réfection à la truelle voire à la tyrolienne. Finalement, aujourd'hui, le soleil est trop brillant, il me fait mal aux yeux. Et le bleu du ciel, c'est très surfait, et puis ça jure horriblement avec le vert de l'herbe. Et il me faut des gâteaux, si possible fourrés au chocolat.

pour 16 sablés fourrés au chocolat au lait  honnêtes :
  • 140 g de farine T55
  • 60 g de beurre
  • 60 g de sucre roux
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 60 ml de crème semi-épaisse
  • sel
  • 100 g de chocolat au lait
Mettre la farine, le sel, les sucres et le beurre dans la cuve du robot, sabler.
Ajouter la crème et mettre en boule.
Laisser reposer une heure au réfrigérateur.
Mettre le four à préchauffer thermostat 170°C.
Etaler la pâte sur 2 mm d'épaisseur. 
Y détailler le même nombre de ronds pleins et de ronds évidés en leur centre.
Réfrigérer les biscuits 15 minutes.
Cuire à 170°C pendant 10 minutes environ.
Laisser refroidir sur grille.
Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Etaler le chocolat fondu sur les sablés pleins, recouvrir d'un sablé évidé.

lundi 1 décembre 2014

Madeleines bossues


- Dis, Maman, un dromadaire, ça a combien de bosses ?
- Une seule.
- Et les chameaux ?
- Deux, les chameaux en ont deux.
- Et le zébu, il a une bosse ?
- Oui, je crois, au-dessus du cou.
- Tu crois ou tu en es sûre ?
- Allez, j'en suis sûre.
- Et le bison, il a une bosse ?
- Heu, oui, sur le cou, il a une sorte de bosse velue.
- Et le yak, il a une bosse, le yak ?
- Oui, une sorte de bosse à la hauteur des épaules, mais pas très marquée.
- Et la baleine à bosse, elle a une bosse ?
- Je ne sais pas, je n'en connais pas personnellement.
- Et les autres, tu en connais ? Et pourquoi tu ne connais pas de baleine ?
Et là, j'avoue, à ma courte honte, que j'ai tenté de feinter.
- Dis, pourquoi tu ne vas pas demander à Papa, il connaît tous les animaux, lui.
- Paaaaaaapaaaaaaaaaaaa ! La baleine à bosse, elle a une bosse ou pas ?
- Et bien non, pas vraiment. La baleine à bosse est le seul représentant parmi les cétacés du genre megaptera, ce qui d'après l'étymologie du mot semble plutôt désigner ses larges nageoires pectorales appelées ainsi grandes ailes en grec, tu retrouves le radical -ptère dans d'autres désignations comme pour le dinosaure ptéranodon, aile/édenté littéralement. Son nom de baleine à bosse viendrait probablement du fait que lorsqu'elle s'apprête à plonger, elle arrondit le dos au-dessus de l'eau en faisant ressortir son aileron dorsal, ce qui pourrait corroborer son autre nom vernaculaire, jubarte, qui serait lui-même une déformation de gibbus.....
- Maaaaaaaamaaaaaaaaaaaan ! La baleine à bosse, elle a une bosse ou pas ?
En tout cas, les madeleines, je sais qu'elles ont une bosse.

pour 16 madeleines bossues :
  • 80 g de farine
  • 80 g de beurre à température ambiante
  • 80 g de cassonade
  • 2 œufs 
  • 1/2 c. à soupe de miel liquide (type acacia)
  • 6 g de levure chimique
  • pincée de sel
Fouetter le beurre en pommade avec la cassonade dans un saladier. Mélanger dans un bol les œufs en omelette avec la pincée de sel. 
Incorporer en 2 fois les œufs battus dans le mélange beurre et sucre.
Verser en 4 fois la farine dans la préparation précédente en formant à chaque fois une pâte homogène.
Beurrer des moules à madeleine et les remplir aux 3/4. Mettre à reposer au réfrigérateur 1/2 heure.
Préchauffer le four thermostat 240°C.
Cuire les madeleines à 240°C pendant 4 minutes, puis à 150°C pendant 8 minutes.
Laisser tiédir dans le moule puis faire refroidir sur grille.







mercredi 26 novembre 2014

Spéculoos


18h30, c'est l'heure où, pendant que je prépare le repas, ma progéniture regarde un dessin animé entre la douche et le souper. Ce jour-là, il y avait des petits bonshommes rouges, bleus et jaunes qui couraient dans l'herbe à la poursuite d'une sphère blanche dont semblait dépendre leur vie pour le moins. J'interrogeai celui qui avait l'air le moins hypnotisé pour voir de quoi il retournait (culpabilité maternelle qui, tout en ayant autorisé les enfants à regarder la télé pour pouvoir pendant 20 minutes faire une activité de bout en bout, le repas par exemple, se morigène de les exposer à de telles choses).
Il me répondit :
- Mais non Maman (toutes ses réponses commencent par mais non, même s'il n'y a pas d'objection, même s'il n'y a rien à réfuter), ce sont les légendes de chima (et là  par un phénomène inexpliqué, mon esprit décroche à chaque fois et je capte des bribes d'informations) .... les gentils ....crocodiles ... bleus et jaunes ...  chi ... sphères d'énergie vitale .... monde souterrain .... phénix .... lion... créature légendaire...
Noyée sous ce flot d'informations, je retournai à mes fourneaux en me disant que le titre du programme m'aurait suffi.
21h00, une fois la vaisselle finie et la cuisine rangée, je me dirigeai vers le séjour avec deux tasses fumantes et une assiette de speculos. Mon Mari regardait la télévision. Ce soir-là, il y avait des petits bonshommes rouges, bleus et jaunes qui couraient dans l'herbe à la poursuite d'une sphère blanche dont semblait dépendre leur vie pour le moins. Je lui demandai d'un air goguenard :
- Tu regardes les légendes de Chima en douce quand les progénitures sont couchées ?
- Mais non chérie (peut-être viens-je de trouver l'origine d'un certain tic de langage de maxi progéniture), c'est PSG - Ajax, la ligue des champions (et là aussi, mon esprit à curieusement décroché) ... Parc des Prince ... arbitre ... Pays Bas ... qualification ... poule (question ? à quoi leur sert la  poule ?) ... Barcelone...
Là encore je me dis que l'intitulé du programme m'aurait suffi, mais cela me permit de manger seule tous les speculos, parce que c'est bien connu, on ne parle pas la bouche pleine.

pour une trentaine de spéculoos :
  • 250g de farine
  • 150 g de vergeoise
  • 75 g de beurre
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à café de bicarbonate de soude
  • 1 c. à café de cannelle
  • 1/2 c. à café de pain d'épice
  • pincée de sel
Dans un saladier, mélanger la farine, le bicarbonate, les épices et le sel. Ajouter la vergeoise, puis le beurre fondu.
Incorporer les œufs.
Pétrir et former une boule à laisser reposer au frais pendant 24 heures.
Préchauffer le moule thermostat 180°C.
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur et découper des formes à l'emporte-pièce.
Poser sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Cuire 15 minutes à 180°C.
Laisser refroidir sur grille.

Les vrais spéculoos se font avec des moules (dont je ne dispose pas malheureusement) qu'on saupoudre de fécule avant de mouler et démouler les biscuits. On peut aussi utiliser des formes à springerle (que je n'ai pas plus) ou un rouleau gravé (pas plus que le reste chez moi).



mardi 25 novembre 2014

Shortbreads aux noisettes


J'eus il y a quelques temps à présent une contravention pour un excès de vitesse. Nous évoquâmes à table à plusieurs reprises avec mon mari dans l'attente de la lettre fatidique qui devait me signifier la somme à payer et les points perdus l'amende dont j'allais écoper. Deux semaines plus tard, la missive était dans la boîte aux lettres. Je la mis de côté et répondit à  ma progéniture qui me demandait à l'ouverture de la boîte s'il y avait du courrier pour lui que j'avais seulement reçu mon amende.
Aussi, le soir, tout fier, annonça-t-il à son père quand il arriva :
"Maman a reçu sa noisette."
Depuis, les noisettes, je les mouds.

pour une vingtaine de shortbreads aux noisettes :
  • 75 g de farine
  • 75 g de beurre ramolli
  • 35 g de noisettes en poudre
  • 30 g de sucre glace
  • 1/4 de c. à café de sel
Mélanger le beurre et le sucre pour obtenir un mélange crémeux.
Incorporer la farine, les noisettes et le sel.
Pétrir à la main pour obtenir une pâte souple. 
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur environ, découper des formes à l'emporte-pièce de votre choix.
Poser les biscuits sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Réserver 1 heure au frais.
Préchauffer le four thermostat 180°C.


Cuire 12 minutes à 180°C, laisser refroidir sur grille.





dimanche 23 novembre 2014

Shortbreads à la lavande


Aujourd'hui, mariage mixte, de l'écossais avec du méditerranéen. J'ai eu un jour un voisin anglais à qui je montrai avec une certaine fierté les nouvelles lavandes que j'avais plantées et qui faisaient une magnifique ligne bleu violacé, pensant lui faire toucher du doigt la quintessence visuelle et olfactive du sud de la France. Il la regarda avec un flegme tout britannique et me déclara : "Joli, mais un peu monotone, chez moi, le pays de la lavande, nous en avons de bien plus de couleur." Comment, on planterait des lavandes en Angleterre ? Je me gaussais intérieurement et acquiesçait poliment. Il m'invita à prendre le thé quelques jours plus tard et  me montra d'un air modest,e que j'aurais préféré triomphant pour pouvoir lui en vouloir plus manifestement, une magnifique photo de campagne anglaise, ornées de magnifiques rayures de toutes les nuances de bleu imaginable et me dit : "C'est Snowshill, le village de mes parents dans les Cotswolds." Il n'empêche, je pensai avec une profonde mauvaise foi que manquant de soleil, elles ne devaient pas sentir aussi bon que la mienne, surtout dans les gâteaux.

pour une vingtaine de shortbreads à la lavande :
  • 100 g de farine
  • 75 g de beurre à température ambiante
  • 30 g de sucre glace
  • 1 C. à S. de lavande fraîche, 1/2 pour de la lavande séchée (bio)
  • 1/4 de c. à café de sel
Mélanger le beurre et le sucre pour obtenir un mélange crémeux.
Incorporer la farine, la lavande et le sel.
Pétrir à la main pour obtenir une pâte souple. 
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur environ, découper des formes à l'emporte-pièce de votre choix.
Poser les biscuits sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Réserver 1 heure au frais.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Cuire 12 minutes à 180°C, laisser refroidir sur grille.

vendredi 7 novembre 2014

Biscuits Nounours



Charade :

Mon premier aime Ouioui en anglais.
Mon deuxième est un ressortissant d'un pays slave.
Mon troisième abuse de boissons fermentées ou distillées.
Mon quatrième exprima une répugnance en agissant.

Mon tout est une activité qui me détend.

Réponse : Pâtisserie

Mon premier est "pa" parce que Pa lit Noddie (palinodie).
Mon deuxième est "ti" parce que Ti vaut Li (Tivoli), Li vaut Ni (Livonie), Ni vaut Do (niveau d'eau), Do vaut Ut et Ut est russe (utérus).
Mon troisième est "se" parce que Se picole (sépicole).
Mon quatrième est "ri" parce que Ri fit fi (rififi).

Et là je me suis inspiré d'une recette postée sur La petite pâtisserie d'Iza, elle-même inspirée par un site coréen pour le façonnage. Pour la pâte, j'ai utilisé une recette de pâte pour sablés qui ne se déforme pas à la cuisson.

Pour une trentaine de biscuits nounours :

pour la pâte blanche :

  • 300 g de farine
  • 200 g de beurre
  • 150 g de sucre glace
  • 25 g d’œuf battu 
  • pincée de sel
Mélanger la farine, le sel et le beurre, sabler.
Ajouter le sucre glace et œuf jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Envelopper la pâte dans du film et la garder au froid pendant 1 heure.

pour la pâte marron :

  • 300 g de farine
  • 40 g de cacao en poudre
  • 200 g de beurre
  • 150 g de sucre glace
  • 1 œuf battu 
  • pincée de sel
pour le décor :
  • 25 g de chocolat à pâtisser
Mélanger la farine, le cacao, le sel et le beurre, sabler.
Ajouter le sucre glace et œuf jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Envelopper la pâte dans du film et la garder au froid pendant 1 heure.

Il vaut mieux pour des raisons de faciliter à façonner faire l'opération en plusieurs fois sur des petites quantités de pâte.
Commencer par façonner la pâte blanche : prendre une boule de la valeur d'un poing et en faire un boudin de 3 cm de diamètre et de 10 centimètre de long.
Faire également deux boudins de 10 cm de long et d'1 cm de diamètre.
Coller les 2 petits boudins sur de part et d'autre du haut du gros boudin pour obtenir la tête de l'ours en humectant le gros boudin avec un peu d'eau. (Comme j'ai fait les oreilles des miens un peu trop grosses, ma progéniture croyait que je faisais des Mickey).
Filmer et mettre 20 minutes au congélateur pour faire durcir. Le résultat ressemble à ceci.
Une fois la pâte durcie, l'humecter avec de l'eau et ajouter autour de la pâte chocolat préalablement amollie en commençant par l'espace entre les oreilles pour entourer toute la tête du nounours dans un boudin circulaire. Mettre à durcir au congélateur 20 minutes.
Etaler une boule de pâte blanche sur 2 mm d'épaisseur pour former un rectangle d'environ 19 cm x 10 cm (pour un boudin de 6 cm de diamètre environ) qui va servir à recouvrir le boudin précédent. Sortir le boudin du congélateur, l'humecter et le recouvrir de la pâte blanche étalée, couper l'excédent. Filmer et mettre à durcir au congélateur 10 minutes.
Préchauffer le four thermostat 180 °C. Sortir le boudin du congélateur, couper des tranches régulières de 3 à 5 mm d'épaisseur environ, les disposer sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier cuisson.
Cuire 15 minutes à 180°C.
Mettre à refroidir sur grille.

Une fois les biscuits refroidis, faire fondre un peu de chocolat pâtisser au micro-onde et décorer. J'ai fait cette opération avec une pique en bois pour brochette et ça s'est relativement bien passé.


mardi 4 novembre 2014

Madeleines aux pépites de chocolat (Yummy Day Doudou)


En rangeant les armoires, je tombai par hasard sur mon vieux doudou, un lapin orange tout rapiécé qui m'avait accompagné toute mon enfance, ses yeux ont perdu leur peinture et sont blancs, il est couturé de partout, mais il reste mon doudou lapinou. Je le regardai avec émotion quand ma maxi progéniture entra dans la chambre :
- Oh, c'est quoi ? 
- Regarde, c'était mon doudou, quand j'étais petite.
- Wouah, il est super, tu me le prêtes 5 minutes ?
- Mais bien sûr, tu y fais attention, il a vécu, il est un peu fragile.
Je dois dire que j'éprouvai une soudaine fierté que mon doudou puisse réconforter un autre enfant, surtout le mien.
- Et Papa, regarde, Maman, elle avait un super doudou quand elle était petite, elle avait un lapin Frankenstein avec des yeux de zombie, tu crois qu'elle me le prêtera pour mon costume de monstre ?
Y'a plus d'jeunesse ma pov'dame, vous reprendrez bien une madeleine ?

Cette recette participe au jeu http://yummyday.fr/yummy-day-doudou/.

pour une vingtaine de madeleines au pépites de chocolat :

  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre fondu refroidi
  • 100 g de sucre
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 125 g de pépites de chocolat
  • 3 œufs
  • 1 pincée de sel
Fouetter les oeufs et le sucre, y ajouter le beurre fondu.
Mélanger la farine, la levure et le sel, incorporer au mélanger précédent.
Ajouter pour finir les pépites de chocolat.
Mettre la pâte au frais pendant 30 minutes.
Préchauffer le four à 240 °C.
Remplir les moules à madeleines préalablement beurrés au 3/4.
Cuire 5 minutes à 240°C puis 5 minutes à 210°C.
Sortir du four et mettre à refroidir sur grille.
Renouveler l'opération avec la pâte restante remise au frigo jusqu'à ce quelle soit terminée.

mercredi 4 septembre 2013

Coeurs chocolat, crème anglaise et compotée de poires


C'est la rentrée des classes, grande section, on ne plaisante plus. Hier soir, ma progéniture aînée s'est mis la rate au court-bouillon : "Et si je ne suis pas avec mes copains ? (Il y en aura forcément au moins un et sinon tu les verras dans la cour.) Et si la nouvelle maîtresse ne m'aime pas ? (mais si, tu la connais depuis l'année dernière et tout va bien.) Et si je ne sais pas faire les activités ? (Ce n'est pas grave, tu es là pour apprendre, tu ne peux pas tout savoir, c'est bien d'apprendre de nouvelles choses.) Et si à la cantine c'est pas bon ? (Là je ne vois objectivement pas de mensonge passable à inventer, il y aura forcément un truc bon à manger, le dessert peut-être ?)" Du coup ce matin, je suis un tantinet anxieuse à l'idée de sa réaction. Aussi a-t-il droit à un petit déjeuner spécial (gaufres fraîchement préparées) et une tenue toute neuve. Enfin vient l'heure fatidique, durant le trajet à pied, nous évoquons tous les sujets sauf celui qui fâche. Nous arrivons devant la classe, soudain, dans la salle, il voit son ADSEM de l'année dernière, il se précipite vers elle, lui fait la bises et lui demande s'il peut aller jouer avec les autres dans la classe. D'un léger mouvement de la tête, elle lui rappelle qu'il avait une accompagnatrice ce matin  pour venir, il revient vers moi : 
- C'est bon Maman, tu peux y aller maintenant
- J'ai droit à un bisou ?
- Oui bien sûr, à ce soir Maman. Le poutou est expédié très vite.
Et le voilà déjà reparti, un nouvelle volte et il se redirige vers moi, aurais-je droit à un au revoir ? Il me prend la main plein de commisération et me regarde l'air vaguement inquiet :
- Ca va aller, Maman, tu ne vas pas pleurer, hein ?
Non, moi ça va, je ne vais pas pleurer. Mais par contre, j'ai besoin de tendresse, là, et même de chocolat, pourquoi pas des coeurs au chocolat ?

pour 8 coeurs au chocolat, crème anglaise et compotée de poires :

pour les coeurs :

  • 100 g de chocolat à pâtisser
  • 180 g de farine
  • 4 c. à soupe de chocolat en poudre (pour moi Poulain Grand Arôme)
  • 3 oeufs séparés blancs et jaunes
  • 100 g de sucre
  • 125 g de beurre
  • 6 g de levure chimique
  • 5 cl de lait
  • pincée de sel
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Faire fondre le chocolat au bain-marie et lorsqu'il est fondu, y ajouter le beurre coupé en petits dés jusqu'à obtenir un mélange homogène. Réserver et laisser tiédir.
Dans un grand saladier, mélanger la farine, le chocolat en poudre, le sucre et la levure. Y ajouter les jaunes d'oeufs, bien mélanger, puis intégrer le mélange beurre chocolat fondu.
Incorporer à l'appareil ainsi obtenu le lait.
Monter les blancs en neige ferme avec le sel. Incorporer les blancs à la pâte.
Beurres les moules coeurs. Y verser la pâte et faire cuire 5 minutes à 180°C. Baisser le four à 150°C et cuire encore 30 minutes.
Démouler et laisser refroidir sur grille.

pour la crème anglaise :
  • 30 cl de lait entier
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 40 g de sucre
  • 1/2 gousse de vanille.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en 2 et grattée.
Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre, y verser en continuant de fouetter le lait bouillant.
Verser le tout dans la casserole et cuire à feu très doux jusqu'à ce que la crème épaisse jusqu'à napper la cuillère.
Laisser refroidir en fouettant de temps en temps pour éviter qu'une peau ne se forme.

pour la compotée de poires :
  • 4 poires
  • 2 à 3 c. à soupe de sucre
  • noix de beurre
Peler et couper les poires en gros dés.
Mettre les poires à cuire dans une poêle avec la noix de beurre.
lorsqu'elles sont fondantes, y ajouter le sucre jusqu'à obtenir un début de caramélisation.
Servir tiède avec l'ensemble.

mardi 13 août 2013

Barquettes au chocolat



Ce jour-là, ma progéniture voulait des barquettes au chocolat pour le goûter. Et comme je devais faire des courses, je me dis que, pour une fois, je pourrais les lui acheter au lieu de les lui faire. Me voici donc partie pour le supermarché. Pour cet exercice, je suis du genre organisée, ce qui traduit dans le langage de mes soeurs, se dit psychotique pour l'une et psychopathe pour l'autre. Dans mon ancien supermarché qui était à taille humaine, j'organisais ma liste rayon par rayon dans l'ordre où ils se présentaient dans le magasin. Le résultat était qu'il ne me fallait jamais plus de 45 minutes pour les grosses courses de la semaine, passage à la caisse inclus. Mais nous avons déménagé. Et l'hypermarché du coin est du genre monstrueusement monstrueux. Autant dire que trouver le moindre article relève de la chasse au trésor. Mais je décidai bravement d'y aller quand même, même si nous étions un vendredi (proverbe personnel, le vendredi, tout va de mal en pis). Après m'être garée, je décidai de prendre un chariot. Et là commença le drame. Il ne restai qu'une file de chariots sur le parking. Je glisse ma pièce dans la fente, et rien. Le chariot ne se libère pas et ma pièce reste coincée. J'appuie, je tire, je pousse, je râle, rien n'y fait, je viens de bloquer les quelques chariots qui restent. Une solution s'imposa immédiatement, aller à la caisse centrale. Là une charmante préposée appela un factotum qui vint pour libérer la file. Il arriva les mains nues, essaya une pince, un tournevis, une nouvelle pince, un marteau (je me suis aussi interrogée là-dessus, une sorte de violence libératrice peut-être), las, rien n'y fit. Les chariots restèrent bloqués. Le pauvre homme ne sut que me dire "Ca fait 30 ans que je fais ce travail, c'est la première fois que je vois ça !" Je décidai de prendre un panier, du genre qui se traîne derrière soi avec la poignée, ou plutôt dans mon cas du genre où on traîne la poignée et panier reste derrière soi, ce qui fit dire au préposé à la sécurité à l'entrée : "En  10 ans, c'est la première fois que je vois ça !" Au troisième panier, je me commençai sérieusement mes courses. Je pris des légumes en tentant vainement de les ranger dans des sacs qui n'étaient soudés à aucun bout, ce qui fit dire au chef de rayon légumes : "Un sac en passant, baste, ça arrive, mais tout un rouleau, c'est la première fois que je vois ça !" Je faillis acheter 24 yaourts à la vanille jusqu'à ce que le carton qui les entourait ne se décolle fort opportunément au moment où je lisais la liste des ingrédients, retapissant le rayon de yaourt, "Ca arrive avec d'autres marques, mais avec ceux-là, c'est la première fois que je vois ça !" me dit la crémière. Je me dis alors que Mercure n'était pas avec moi, je passai prendre la fameux paquet de barquettes et me rendis à la caisse, où une panne électrique paralysait le système "En 25 ans de caisse, c'est la première fois que je vois ça ! " me dit la caissière. Enfin j'allai sortir de ce traquenard, je comprenais bien qu'on tentait de me faire payer ma fainéantise de n'avoir pas cuisiné pour mon fils. La porte automatique de sortie ressemblait à celle du paradis, sauf qu'elle ne s'ouvrit pas quand je tentai de m'y engouffrer, une cellule photo-eléctrique qui ne fonctionnait pas paraît-il, m'expliqua le gentil préposé qui vint m'ouvrir manuellement la porte pendant que je ramaissai mes emplettes qui en avaient profité pour rouler dans tout le périmètre autour de moi. Il ajouta : "Ca fait 15 ans que je travaille ici et ..." je ne le laissai pas m'asséner la sentence : "Je sais, vous n'avez jamais vu ça, et bien vous devriez faire les courses plus souvent avec moi." Il me regarda interloqué : "Ben non, en fait, elle se bloque tout le temps, ça fait 15 ans que je dis qu'on aura des plaintes." Oups, la prochaine fois, les barquettes, je les ferai.

pour une trentaine de barquettes au chocolat :
  • 100 g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 80 de farine T55
  • pincée de sel
  • 4 c. à soupe de Nutella
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Casser les oeufs dans un saladier, y ajouter le sucre et battre au batteur pour faire blanchir l'ensemble.
Incorporer la moitié de la farine au mélange.
Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel.
Incorporer la moitié des blancs en neige à l'appareil jaunes + sucre + farine.
Ajouter le reste de la farine.
Incorporer enfin le reste des blancs en neige.
Garnir les moules à barquettes préalablement bien beurrés.
Cuire 10 minutes à 180°C.
A la sortie du four et avant de démouler, creuser avec le dos du manche d'une c. à dessert le centre des barquettes en appuyant à plat.
Démouler les barquettes sur grille.
Faire chauffer doucement le Nutella au micro-onde pour qu'il soit onctueux.
Remplir les barquettes avec le Nutella.

lundi 10 décembre 2012

Père Noël en pâte d'amandes pour les nuls (recette filmée)



Après Alien vs. Predator, King Kong vs. Godzilla, voici Père Noël vs. Saint Nicolas.
Ce match comportera 5 manches avec à l'issue le vainqueur absolu du mois de décembre.
Première manche : la tenue.
Saint Nicolas est habillé en jaune ou bleu avec plein de dorures et une mitre sur la tête. Il a une crosse à la main. Le Père Noël a un manteau rouge et un bonnet rouge à bordure en fourrure avec une hotte sur le dos. Objectivement, le côté paillettes et strass sur fond jaune vif est dépassé depuis les années disco. Quand à la mitre, il faut pouvoir la supporter, cela nécessite un physique tout de même. Pour l'autre, les grands sacs sont à la mode, mais sur le dos, c'est complètement dépassé. Il faudrait aussi qu'il puisse prouver que la fourrure de sa tenue n'est pas d'origine animale. Résultat : égalité.
Deuxième manche : les compagnons.
Saint Nicolas est suivi par le Père Fouettard. L'homme est de style gothique, tout en noir, le teint have, un petit côté gothique avec un grand fouet. Le Père Noël, de son côté, est suivi d'une horde de petits lutins sautillants dans des tenues criardes. Vainqueur de la manche, Saint Nicolas.
Troisième manche : la fonction.
Saint Nicolas distribue des bonbons et des oranges, Père Noël donne des tas de cadeaux, si on enlève le côté vieux pervers des deux hommes d'un âge certain, ventripotent, en grand manteau, le nez rouge, qui attirent les petits enfants avec des sucreries ou des jouets. Vainqueur par KO de la manche : Père Noël.
Résultat : les deux combattants sont ex aequo, il faudra organiser une nouvelle rencontre.



pour 1 Père Noël en pâte d'amandes :

Colorer la moitié de la pâte d'amandes avec le colorant rouge en rouge. Pétrir avec le sucre glace pour sécher la pâte afin de pouvoir la travailler.
Colorer un quart de la pâte d'amandes en rose avec le colorant rouge. Pétrir avec le sucre glace également.
Couper la pâte d'amandes rouge en deux morceaux et former une boule avec l'un. Couper l'autre morceau en 2 et façonner un boudin qui servira à faire les bras. Réserver le dernier morceau.
Prélever un peu de pâte d'amandes rose pour former les mains, la bouche et le nez et former une boule avec le reste.

Superposer la boule rose sur la rouge.
Poser ensuite le boudin des bras.
Etaler la pâte blanche et y tailler la barbe, la strier dans verticalement avec le dos de la lame du couteau.
Tailler la moustache et façonner les poignets dans la pâte blanche et les mains, le nez et la bouche dans la pâte rose. Assembler sur le Père Noël. Les deux billes de Croc' servent à faire les yeux.
Etaler le reste de pâte rouge, y couper un triangle pour former le chapeau.
Former le chapeau et y adjoindre une petite boule de pâte blanche pour former le pompon.
Le Père Noël est fini, il peut se conserver dans une boîte hermétique au réfrigérateur.









mercredi 5 décembre 2012

Dedos de hada (doigts de fée)

Scène de vie ordinaire ou chronique de déménagement :
Mon homme :
- Chérie, où est le chargeur du caméscope ?
- Dans un carton.
- Chérie, où sont ma chemise à carreaux, tu sais laquelle (sous-entendu, parmi mes 10 autres chemises à carreaux) ?
- Dans un carton.
- Chérie, où sont cordes de guitare de rechange ?
- Dans un carton.
Maxi-progéniture :
- Maman, où est mon pélican qui parle (oui, nous avons un pélican qui parle, pourquoi ?) ?
- Dans un carton.
-Maman, où est mon petit camion de pompier ?
- Dans un carton.
- Maman, où est mon masque de Batman ?
- Dans un carton.
Mini-progéniture :
-Ouin ouin ouin ? (Maman, où est le mobile de mon landau ?)
- Dans un carton.
La famille :
- Chérie, où sont les bougies ?
- Dans un carton.
- Chérie, tu as fait le plein ?
-Non, j'ai oublié.
- Ca fait 3 jours que tu roules en réserve, où as-tu la tête en ce moment ?
- Dans un carton.

Et l'appareil photo aussi est dans un carton...

pour une trentaine de doigts de fée :

  • 125 g de poudre d'amande
  • 125 g de sucre
  • 30 g d'écorces d'oranges confites
  • 3 jaunes d'oeufs
  • pincée de sel
  • sucre cristallisé et 1 blanc d'oeuf pour rouler les doigts
Préchauffer le four thermostat 210°C.
Mélanger les poudres et les écorces coupées en petits bouts.
Y ajouter les jaunes d'oeufs, bien mélanger.
Prélever des boules de pâte de la taille d'une petite noix, en former un boudin de la taille d'un petit doigt. La pâte est un peu collante.
Rouler chaque doigt dans le blanc d'oeuf puis dans le sucre cristallisé.
Disposer les doigts sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Mettre à cuire 10 minutes environ à 210°C.
Laisser un peu refroidir avant de transférer les doigts sur une grille, chauds, ils sont très friables.

N.B. : Il est possible de parfumer les doigts de fée avec 1 c. à soupe de rhum, la pâte est alors plus collante et il faut ajouter 1 c. à soupe de poudre d'amande de plus.

vendredi 23 décembre 2011

Sablés décorés pour le sapin


Mon fils croit au père Noël, croyance que nous entretenons savamment au prix d'une discipline de fer : maîtrise des conversations sur le sujet de savoir qui apporte les cadeaux de Noël, lutins qui remplissent chaque soir le calendrier de l'avent en attendant le jour fatidique, achat de papier cadeau nouveau pour ne pas qu'il le reconnaisse le matin sous le sapin et encore bien d'autres ruses, telles les carottes mordues par les rennes dont on voit la trace des dents et le verre de lait à moitié bu laissé par le père Noël sur la table. Cette année, j'étais assez fière de moi et j'appelai ma soeur pour faire le point sur l'organisation générale, alors que mon fils coloriait un sapin. Comme d'habitude, nous devisâmes en anglais ou en espagnol sur les sujets sensibles. Puis comme je m'apprêtai à raccrocher, j'ajoutai :"Au fait, j'ai acheté les DVD que tu m'avais recommandés pour ton fils, ça ira pour Noël ?" Mon fils leva vers moi un regard candide et me demanda : "De quoi parles-tu, Maman ?" Il a fallu en faire des sablés décorés pour rattraper ma bourde.



pour une trentaine de sablés décorés pour le sapin :
  • 300 g de farine T55
  • 2 c. à café de levure chimique
  • 125 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 125 g de beurre
  • 2 à 4 c. à soupe de lait
  • sel
  • pour la décoration : sucre glace, jus de citron colorants et perles de sucre
Mélanger les poudres dans un saladier.
Ajouter le beurre coupé en petits dés.
Incorporer et former une boule.
Mettre à reposer au réfrigérateur 1 heure.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Abaisser sur 3 mm d'épaisseur.
Découper les formes avec des emporte-pièces. Prévoir un trou pour passer un fil pour accrocher les sablés.
Déposer les biscuits sur la tôle à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 8 à 10 minutes à 180°C.
Laisser refroidir sur grille.
Préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace et le jus de citron. Ajouter le colorant pour obtenir la teinte désirée.
Décorer les biscuits avec le glaçage et les perles de sucre, laisser sécher.

N.B. : Pour être sûr que les trous pour accrocher les biscuits résistent à la cuisson au four, je glisse dans chacun d'eux un 1/2 cure-dent que je retire quand les biscuits sont froids. 

mardi 20 décembre 2011

Autres sablés à la confiture de Noël


Chaque année, pour Noël, nous essayons familialement d'échapper au caractère purement mercantile de la période pour en retenir l'aspect traditionnel. Quand je dis nous, je veux dire par là que je fais un certain nombre de tentatives diverses et variées saluées par des : "C'est bien ma chérie, tu t'es bien amusée au moins ?" ou encore "C'est trop super Maman, mais maintenant, tu peux t'occuper de moi ?". Cette année, je récidivai, je décidai comme tous les ans de faire quelques décorations du sapin. J'avais une après-midi durant la sieste de mon fils de 3 ans, je m'y attelai avec un enthousiasme qui me caractérise toujours. Au terme de la demi-journée, je réalisai quelques rennes et un sapin que je jugeai fort convenables. Le soir arriva et mon mari rentra. Alors que je m'apprêtai à lui signaler mes productions pour être sûr qu'il les remarque, il me devança et me dit avec un sourire attendri : "Formidable, le petit a fait de superbes rennes, il s'améliore à la peinture au doigt !" Je n'osai le détromper et attaquai gaillardement la boîte de sablés à la confiture.

pour une quinzaine de sablés à la confiture de Noël :
  • 300 g de farine T55
  • 150 g d'amandes en poudre
  • 100 g de sucre
  • 200 g de beurre
  • 1 oeuf
  • sel
  • confiture de Noël
Mélanger dans un saladier la farine, la poudre d'amande, le sucre et le sel.
Ajouter le beurre à  température ambiante coupé en petits cubes et sabler.
Incorporer l'oeuf.
Laisser reposer au réfrigérateur au moins 1 heure.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Etaler la pâte sur 3 mm d'épaisseur.
Découper autant de formes pleines que de formes évidées.
Mettre sur la tôle du four recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Réfrigérer 10 minutes avant d'enfourner 10 minutes à 180°C.
Laisser refroidir sur grille.
Garnir les formes pleines avec un peu de confiture sur les formes pleines et recouvrir d'une forme évidée.

samedi 17 septembre 2011

Craquelins


Tous les matins, je me livre à une course silencieuse. Je me réveille généralement 5 minutes avant que mon réveil ne sonne pour pouvoir l'éteindre avant qu'il ne se manifeste, en effet, mon fils a le sommeil léger. Je me lève ensuite pour aller préparer le petit-déjeuner de mon mari, toujours dans le plus grand silence, puis vais le réveiller en le priant instamment de ne pas faire de bruit. Souvent, le matin, j'anticipe toutes les manifestations sonores que nous risquons de produire et il m'arrive même de faire in petto des procès d'intention à ma moitié sur les divers sons qu'il pourrait produire. Et ce matin n'échappait pas à la règle. Alors que je portais d'une main la tasse de café bouillant de mon cher et tendre à la salle à manger et le pot de Nutella dans l'autre, au moment où j'allais franchir la porte de la cuisine, le contenu de la tasse se renversa partiellement sur mon pied, de surprise, je fis un écart mon bras heurta la petite armoire où nous rangeons nos nombreux trousseaux de clés. Celle-ci se détacha et alla atterrir avec fracas  sur le sol carrelé, les clés se répandant autour d'elles dans un argentin son métallique. Alors que je tentais de rattraper ma bévue, je lâchais le pot de Nutella, version familiale, qui alla rebondir 3 fois dans l'entrée avant de finir sa course dans la porte. Alors que je me maudissais en mon for intérieur, mon mari arriva et posa la fatale question : "Pourquoi tu fais tout ce bruit ? Le petit dort !" Grr ! Je l'avais bien mérité. En guise de contrition et de pénitence , je décidai de faire des gâteaux au nom sonore, des craquelins.

pour une cinquantaine de craquelins :

  • zeste d'un citron non traité
  • 2 blancs d'oeufs
  • 200 g de sucre en poudre
  • 200 g d'amandes en poudre
  • sel

Préchauffer le four thermostat 210°C.
Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel.
Y incorporer le sucre puis les amndes.
Déposer à l'aide de 2 cuillers à café des petits tas sur la plaque du four recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Cuire 15 minutes à 210°C.
Faire refroidir sur grille.


lundi 11 juillet 2011

Mini linzer



Bientôt nous entrons dans la saison des étoiles filantes. Chaque année, nous décidons ma soeur et moi de les observer de la cour chez mes parents. Etant dans une campagne reculée loin de toute pollution lumineuse, ils ont un ciel d'une beauté à couper le souffle. Et sur cet immense tableau d'une nuit céruléenne, la rêverie mathématique a écrit des épures. Bachelard rajoutait qu'elles étaient fausses. Peu importe, c'est beau quand même. Et chaque année le rituel recommence, nous nous installons douillettement sur des matelas et des coussins, nous nous allongeons sur le dos et invariablement je m'endors au bout d'une demi-heure. Un vigoureux coup de coude dans les flottantes me tire alors des bras de Morphée et là commence la déconfiture. Je ne regarde jamais du bon côté. Il suffit d'ailleurs que j'observe un espace défini pour qu'on n'y voit plus rien. J'aurais fait un auspice déplorable ! Et le pire est à venir. Quand enfin je parviens par miracle à en apercevoir une, ma soeur m'enjoint de faire un voeu. Je veux bien, mais que vouloir. Le temps que je réfléchisse, l'étoile est partie depuis longtemps. Quant à la nuit des étoiles filantes, c'est comme pour la fête de la musique, chaque année, il y a un orage et des nuages, et même les années de sécheresse, nous avons un orage sec, les ennuis de l'orage sans les bienfaits de la pluie. Du coup, les étoiles, j'en fais des gâteaux, c'est plus fiable, je les vois à chaque fois.



pour une trentaine de mini linzers :
  • 250 g de farine
  • 175 g de beurre
  • 125 g de sucre en poudre
  • 1 oeuf
  • 100 g d'amandes
  • 1 c. à café de cannelle
  • 3 g de levure chimique
  • sel
  • confiture au choix
Mettre la farine, la levure, le beurre, le sel  dans la cuve du robot, sabler.
Y ajouter l'oeuf battu en omelette avec le sucre pour former une boule homogène.
Mettre la pâte en boule une heure au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 180°C.

Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur.
Y découper des étoiles à l'emporte-pièce.
Faire un creux au centre de l'étoile avec le manche d'une spatule en bois ou le pouce.
Remplir le creux de confiture.
Cuire 15 minutes environ à 180°C.

lundi 13 juin 2011

Nounours épicés à l'ananas



Une demoiselle peroxydée décida un jour d'une façon assez légère de se promener dans les bois pour y cueillir des fleurs. Peu attentive au chemin parcouru comme au reste d'ailleurs, elle se perdit et en fut fort marrie. Une famille d'ours de son côté résolut de rompre avec la tradition de la promenade digestive et se livra à une balade apéritive, au vu de la qualité des repas servis par la digne mère de famille, il fallait avoir très faim pour manger. Pendant leur absence, mademoiselle blondinette arriva devant leur masure. Tout à fait logiquement, elle entra. D'un sans-gène exagéré, elle décida de s'installer dans l'accueillante maison en leur absence. Elle piqua dans toutes les assiettes, cassa une chaise, défit tous les lits. La capricieuse péronnelle se plaignit du confort, de la nourriture trop chaude et trop salée, de la chaleur et du reste, ce qui ne l'empêcha pas de manger et de dormir. Au terme de leur promenade, la famille mal-léchée rentra et trouva son repas saccagé, ses meubles brisés. Et comble de tout, l'importune était toujours là, dormant du sommeil du juste dans l'un de leur lit. Le réveil de l'écervelée fut rude, trois individus à la pilosité exagérée et à la mine renfrognée la regardaient d'un air torve. Au lieu de s'excuser poliment et de proposer une réparation pour les dégâts causés, elle s'enfuit bravement pour rentrer chez elle. Quant aux ours, le père fit changer les serrures, la mère lui acheta un manuel de bricolage pour les petites réparations domestiques. Leur fils décida de faire des études professionnelles dans la cuisine et prit en charge les repas familiaux. Libérée de ses tâches ménagères, la mère reprit des études et devint écrivain pour enfants, leur racontant des histoires où il était question d'ours, de petits bonhommes, d'épices, et mêmes des fois d'ananas.





pour 30 nounours épicés à l'ananas raisonnables :

  • 110 g de farine T65
  • 60 g de beurre fondu
  • 1 c. à soupe de miel
  • 50 g de sucre en poudre
  • 1/2 sache de levure chimique
  • sel
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 oeufs
  • 1/2 c. à café de cardamome
  • 1/2 c. à café de gingembre
  • pour le glaçage : 45 g de sucre glace, 1 c. à soupe de jus d'ananas.
Mélanger sur le feu doux le beurre fondu et le miel, réserver et laisser tiédir.
Mélanger la farine, le sel, la levure et les épices.
Ajouter les oeufs battus en omelette avec le sucre.
Incorporer le mélange beurre miel pour obtenir une pâte homogène.
Laisser reposer la pâte 20 minutes au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 170°C.
Remplir les formes de nounours aux 2/3 du moule beurré s'il n'est pas en silicone.
Cuire 12 minutes à 170°C puis laisser refroidir sur grille.
Préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace et la cuillère de jus d'ananas.
Badigeonner à l'aide d'un pinceau les nounours refroidis de glaçage, laisser sécher 1/2 heure.