samedi 3 décembre 2011

Biscuits pour apéritif pimentés





Il y a quelques années alors que je flânais au Père-Lachaise, j'étais, par un de ces détours des chemins et de l'existence, tombée nez à nez avec l'ange assyrien de la tombe d'Oscar Wilde. L'ensemble est imposant, sculpté par Jacob Epstein qui l'avait doté d'attributs masculins plus qu'imposants selon la légende. Je ne pus vérifier la chose puisque ledit ange avait été émasculé paraît-il à coup de parapluie par une dame sans doute acariâtre ou désespérée par la gent masculine. J'avais par contre constaté les effets d'une coutume dont je ne connais pas l'origine, le tombeau était couvert du rouge à lèvre des baisers déposés là par des lèvres anonymes, il ressemblait à un dalmatien rouge et blanc. Or, quelle n'est pas ma stupéfaction de lire dans un quotidien hier matin que tout cet afflux de cosmétique dégradant la pierre, le monument a été nettoyé et est désormais protégé par une vitre du trop d'ardeur des admiratrices.  Trop d'hommages tuaient l'honoré. Après la vérité des masques, voici donc la vérité du maquillage. Quant à l'ange, après avoir été castré, le voici emmuré dans une prison de verre. En parlant de verre, il me faut un apéro, pimenté si possible.


pour une quinzaine de biscuits pour apéro pimentés :

  • 100 g de farine T55
  • 150 g de poudre d'amande
  • 100 g de beurre
  • 1 oeuf
  • 1 c. à soupe d'épices mélange mexicain
  • 1 c. à soupe d'oignon frits
  • sel
Mélanger la farine, les amandes, les épices et le sel dans un saladier.
Ajouter le beurre coupé en morceau et sabler.
Incorporer l'oeuf et les oignons pour rendre la pâte homogène, mouiller si nécessaire avec 1 ou 2 c. à soupe de lait.
Laisser reposer 1 heure au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 200°C.
Etaler la pâte sur 3 mm d'épaisseur environ.
Découper des formes à l'emporte-pièce (ici des dinosaures).
Déposer les pièces sur la tôle à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 10 minutes à 200°C.
Laisser refroidir sur grille.

samedi 26 novembre 2011

biscuits fromage-sésame-coriandre





Ce soir-là, nous avions nourri notre descendance avant de nous restaurer nous-même. Et une fois la petite enfance couchée, nous nous retrouvâmes sur le canapé, épuisés par nos journées respectives pour prendre l'apéritif. C'est toujours à ce moment-là de la journée que nous pouvons mesurer l'état d'éreintement que nous avons atteint. Ce soir-là donc, nous étions arrivés à ce point de non retour où la télécommande semblait si loin du sofa que nous renonçâmes à changer de chaîne et dûmes nous résigner à assister au défilement des publicités du long tunnel auquel nous étions confrontés. Soudain, apparut sur la fenêtre ouverte de la télévision une jeune femme, comme Perrette court-vêtue, dont les appâts mammaires étaient généreusement filmés en gros plan, surmontant une pancarte qui vantait l'objet de la réclame, un produit laitier crois-je me souvenir. J'étais suffisamment loin et je ne pus déchiffrer le texte, je me demandais comment ils pouvaient justifier une telle réification du corps féminin et penser que n'importe quelle femme de bon sens pourrait se laisser séduire par un tel concept, je me demandais également quel homme, matraqué comme nous le sommes par des photographies de corps dénudés pour tout et n'importe quoi se laisserait encore hypnotiser par un tel spectacle. J'interrogeai donc à mon cher et tendre pour qu'il me dise ce qu'il avait lu sur la pancarte de la jeune dame. Il se tourna vers moi et avec une honnêteté désarmante s'enquit : "Sur quelle pancarte ? Elle avait une pancarte ?" Je me resservis un second verre.


pour une quinzaine de biscuits fromage-sésame-coriandre

  • 125 g de farine T 55
  • 1 oeuf
  • 80 g de fromage râpé type emmental
  • 70 g de beurre
  • 1 grosse c. à soupe de graines de sésame
  • 1/2 c. à café de coriandre en poudre
  • sel
Dans un saladier, mélanger la farine, le sel, le sésame et la coriandre.
Ajouter le beurre et sabler.
Incorporer l'oeuf et le fromage râpé, pétrir le tout pour obtenir une pâte souple et homogène.
Laisser reposer 1 heure environ au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 200 °C.
Etaler la pâte à 3 ou 4 mm d'épaisseur.
Découper des formes à l'emporte-pièce.
Faire cuire pendant 8 minutes environ à 200°C.
Laisser refroidir sur grille.

samedi 19 novembre 2011

Biscuits pour apéritif indien





Certains matin, je suis d'une grande prétention, je crois que je vais pouvoir escalader des montagnes et redescendre dans de vertes vallées où le lait et le miel coulent à flot. Ce matin, j'étais dans de telles dispositions et je décidai d'imprimer les documents dont j'avais besoin pour la réunion de l'après-midi avec mon chef non pas à la maison comme j'ai coutume de le faire mais au travail. Nous y disposons d'un équipement formidable dans la salle de travail et de reproduction.  Notre matériel informatique se compose donc de 3 postes pour environ 45 collègues et d'une imprimante. Bien sûr, seuls deux sont raccordés à l'imprimante. Comme j'arrivai tôt, ils n'étaient pas encore allumés. Je me dirigeai donc d'un pas ferme vers l'un des deux postes sur lesquels il est possible d'imprimer et tentai de le mettre en marche. Une couleur étrange de l'écran tirant entre le vert et le violet ainsi qu'un sifflement continu me révélèrent vite qu'il fallait que je changeasse de poste. J'essayai donc son voisin. Et là, l'expérience commença. j'appuyais sur le bouton d'allumage et décidai d'aller me préparer un café. Je quittai donc l'ordinateur pour me rendre dans le foyer du personnel, de l'autre côté du bâtiment, je pris une tasse, mis la cafetière en route et fis du café. Comme il n'y avait pas de sucre, je montai au secrétariat en demander à notre charmante secrétaire, au passage nous échangeâmes quelques commentaires sur son petit-fils qui a l'âge de mon fils, elle me montra quelques photos. Je redescendis à l'étage inférieur et sucrai mon café. Je croisai une collègue qui me raconta une blague qui me fit tellement rire que j'en pleurai. Je fis donc un tour au toilettes pour voir si mon maquillage n'avait pas coulé. Puis je me rendis d'un pas assuré vers l'ordinateur pour le voir enfin finir de s'allumer et me demander mon nom et mon mot de passe pour ouvrir ma session de travail. Le temps qu'il digère l'information, j'eus le temps de passer à l'accueil pour récupérer mon courrier. Et là, enfin, je pus imprimer les 4 feuilles dont j'avais besoin. 35 minutes environ après y être entrée, je quittai enfin la salle de travail dont le nom me fait penser à l'accouchement de mon fils, je crois même que j'y ai passé moins de temps. Je croisai alors notre "modérateur informatique" à qui je m'ouvris du délai incroyable entre l'allumage et l'impression d'un document. Il sourit : "Tu es beaucoup trop impatiente, tu voudrais l'informatique du 22ème siècle ! La patience est la plus grande des prière. "me dit-il d'un air inspiré. Je suis sûre que quand Bouddha a dit cela, il n'attendait pas devant l'écran de son PC que celui-ci daignât se mettre en route. Quand au 22ème siècle, je me contenterais d'entrer dans le 20ème siècle, ce ne serait déjà pas si mal... Toute cette sagesse bouddhique m'avait donné des envies d'exotisme !


pour seize biscuits pour apéritif indien :

  • 125 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 25 g de raisins secs
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à café de curry
  • 1/2 c. à café de colombo
  • sel
Dans un saladier, mélanger la farine, le sel et les épices.
Ajouter le beurre à température ambiante coupé en dés.
Sabler le mélange.
Ajouter l'oeuf, les raisins secs et éventuellement 1 c. à soupe d'eau pour détendre la pâte si besoin est.
Bien amalgamer, rouler en boule et mettre au réfrigérateur pendant 1 heure au moins.
Préchauffer le four thermostat 200°C.
Etaler la pâte à 3 mm d'épaisseur.
Découper avec des emporte-pièces et déposer les biscuits sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 10 minutes à 200°C et laisser refroidir sur grille.