jeudi 1 janvier 2015

Petits pains du nouvel an



Bonne année !
Frohes neues Jah !
Happy new year !
Güets nëies johr !
عام سعيد
честита нова година
新年快乐
새해 복 많이 받으세요
Bon lannen
Godt nytår
Feliz año nuevo
Onnellista uutta vuotta
Ath bhliain faoi mhaise
Bliadhna mhath ur
Ευτυχισμένος ο Καινούριος Χρόνος 
שנה טובה
Felice anno nuovo
あけまして おめでとう ございます
Felix sit annus novus
Laimingų Naujųjų Metų
Selamat tahun baru
Шинэ жилийн баярын мэнд хvргэе
Gelukkig nieuwjaar
С Новым Годом
Omaka t'etcha kin washte kte n
Yeni yılınız kutlu olsun
אַ גוט יאָר
Chúc Mừng Nǎm Mới


pour 16 petits pains du nouvel an :
  • 600 g de farine
  • 80 g de lait
  • 4 œufs
  • 130 g de beurre fondu
  • 90 g de sucre
  • 10 g de sel
  • 2,5 c. à café de levure lyophilisée
  • raisins sultanines selon le goût.
Mettre tous les ingrédients dans l'ordre prévu par le constructeur dans la cuve de la MAP et utiliser le programme "Pâte Seule".
A la fin du programme, dégazer gentiment la pâte, la pétrir rapidement.
Couper la pâte en 16 petits pâtons.
Faire 16 boules, y incorporer éventuellement des raisins secs et les mettre sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Découper une croix avec la pointe de ciseaux sur le haut de la boule.
Laisser reposer 1h30 à température ambiante sous un torchon, le temps que les boules doublent de volume.
Mettre le four à préchauffer thermostat 180°C.
Cuire les brioches 10 à 12 minutes, laisser tiédir sur grille.

jeudi 18 décembre 2014

Pain d'épices à l'ananas


Au travail, depuis peu nous avons un stagiaire. Un charmant jeune homme plein de tact et de délicatesse. Comme à tous les stagiaires, selon la tradition, lui sont dévolues les tâches les plus ingrates, dont notamment les photocopies et la fermeture du courrier, avec la collation des adresses. Cet après-midi, le prenant en pitié, je décidai de le prendre avec moi pour l'occuper à des besognes moins rébarbatives. Je fus aidé dans ce sacerdoce par une charmante collègue hautement dévouée. Tout en travaillant, nous tentâmes de lui faire partager nos expériences respectives. Il nous raconta qu'en ce moment, il préparait des examens et donc passait des nuits blanches à bachoter. Je le mis en garde, évoquant mon baccalauréat, j'étais arrivée tellement fatiguée aux épreuves que je fis une erreur en écrivant mon nom sur la copie. Curieux, il me demanda en quelle année se déroulaient les faits. Ce que je lui dis volontiers. Réaction de l'individu : "Warf, warf, s'esclaffa-t-il, sans blague, j'étais même pas né !" Et là, sans blague, je décidai que la tradition a parfois du bon, il a fait des photocopies pour le reste de la journée, et j'ai fait un pain d'épices.

pour un pain d'épices à l'ananas :
  • 130 g de farine T55
  • 100 de farine de blé semi-complète
  • 230 g de miel toutes fleurs
  • 110 g de lait
  • 85 g de sucre
  • 2 gros oeufs
  • 25 g d'ananas séché
  • 15 g de levure chimique
  • 2 c. à café de cannelle
  • 2 c. à café d'épices à pain d'épices
  • sel
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Chauffer le miel et le sucre dans une casserole pour atteindre 55°C.
Mettre la farine, le sel, la levure et les épices dans un saladier, les mélanger.
Ajouter les oeufs et le lait et amalgamer. 
Ajouter le miel chaud en fouettant pour obtenir un mélange homogène.
Hacher l'ananas et ajoutez-le à la pâte.
Beurrer généreusement un moule à cake.
Verser la pâte dans le moule et faire cuire 45 minutes environ thermostat 180°C
A la sortie du four, démouler et laisser refroidir sur grille.






mardi 16 décembre 2014

Brioche fleurie


Charade :
Mon premier pratique la glu.
Mon deuxième créa une mesure de poids  pour métaux précieux équivalant à 244,753g.
Mon troisième, lorsqu'il est joyeux, ne se déplace qu'après un passage sous la tondeuse.
Mon tout caractérise certaines préparations ayant une mie filante.

Solution : brioché
Mon premier est  "Bri" car Bri colle (bricole).
Mon deuxième est "O" car O fit ce marc (officemar).
Mon troisième est "Ché" car Ché gai va ras (Ché Guévara).

Le façonnage de la brioche est une inspiration de la brioche torteline de la Petite Pâtisserie d'Iza elle-même reprise d'un blog russe. Toutefois j'ai utilisé une autre recette de pâte et je l'ai fourrée.

pour une brioche fleurie :

pour la brioche :
  • 450 g de farine
  • 25 cl de lait à température ambiante
  • 75 g de beurre fondu
  • 45 g de sucre en poudre
  • 1 c. à café de sel
  • 2,5 c. à café de levure lyophilisée
pour le fourrage :
  • 75 g de beurre ramolli
  • 75 g d'amandes en poudre
  • 35 g de sucre en poudre
autre :
  • 1 jaune d’œuf pour dorer la brioche

Mettre tous les ingrédients dans l'ordre prévu par le constructeur dans la cuve de la MAP et utiliser le programme "Pâte Seule".
Pendant que la machine à pain travaille, mélanger les amandes en poudre avec le beurre et le sucre afin d'obtenir un mélange crémeux. Réserver.
A la fin du programme, dégazer gentiment la pâte, la pétrir rapidement. La couper en 6 pâtons.
Etaler chaque pâton sur 5 mm d'épaisseur, y détailler des cercles avec un verre à moutarde (5 à 6 cm de diamètre).
Etaler un peu de fourrage sur chaque cercle avant de le plier en 2 puis encore en deux. 
Poser les formes obtenues en cercle sur une tôle à pâtisserie recouverte d'un papier sulfurisé pour former une couronne (avec 14 formes dans mon cas), puis remplir ce premier cercle avec des cercles concentriques plus petits faits de le même manière.

Une fois la brioche finie, diluer le jaune d’œuf avec un peu d'eau et dorer la brioche, la recouvrir d'un torchon et laisser doubler de volume pendant 1 heure environ.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Cuire la brioche pendant 20 minutes à 180°C.
Laisser refroidir sur grille.

samedi 6 décembre 2014

Sablés fourrés au chocolat au lait, biscuits pour l'avent



Aujourd'hui il fait un temps magnifique. En tant qu'héliotrope avérée, rien de tel pour me donner le moral. D'autant qu'un coup d'oeil dans le miroir de la salle de bain, avant de mettre les lunettes bien sûr quand je ne veux pas saper l'optimisme matutinal, achève de me mettre de bonne humeur. C'est une temps à manger des crudités ou des fruits. Une petite robe, des escarpins à talons, un léger maquillage, et hop, me voilà prête à conquérir ... disons conserver au moins ce que j'ai déjà. Arrivée au travail, je croise la dame de la loge d'entrée qui me cueille à froid : "Ne me dites rien, vous avez passé une mauvaise nuit, vous avez des cernes marqués." La lumière de l'entrée ne me vaut rien, ça ira mieux dans les locaux. Autour de la machine à café, deux collègues devisent, elles me voient : "Oh la la, ça ne va pas toi, tu as trop de travail en ce moment. Viens, on t'offre un café, tu as l'air d'en avoir besoin." Je bois le café en commençant à me poser des questions. Je croise un autre collègue : "Ton fils aussi a la gastro ? Moi non plus je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit." Non, merci, mon fils va bien, j'ai même dormi comme un bébé. Trois mètres plus loin dans le couloir : "Tu fais de l'allergie avec le pollen ? Tu as une mine affreuse." Misère, en trois mètres, je suis passée de l'insomnie à la maladie ! Je décide de faire un tour par les commodités pour constater les dégâts dans le miroir. Evidemment, sous les cruels néons éclairant froidement le carrelage blanc des toilettes, j'ai une mine affreuse. Et je m'aperçois que cette robe me boudine horriblement. Quand au maquillage, j'ai l'air d'avoir fait une réfection à la truelle voire à la tyrolienne. Finalement, aujourd'hui, le soleil est trop brillant, il me fait mal aux yeux. Et le bleu du ciel, c'est très surfait, et puis ça jure horriblement avec le vert de l'herbe. Et il me faut des gâteaux, si possible fourrés au chocolat.

pour 16 sablés fourrés au chocolat au lait  honnêtes :
  • 140 g de farine T55
  • 60 g de beurre
  • 60 g de sucre roux
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 60 ml de crème semi-épaisse
  • sel
  • 100 g de chocolat au lait
Mettre la farine, le sel, les sucres et le beurre dans la cuve du robot, sabler.
Ajouter la crème et mettre en boule.
Laisser reposer une heure au réfrigérateur.
Mettre le four à préchauffer thermostat 170°C.
Etaler la pâte sur 2 mm d'épaisseur. 
Y détailler le même nombre de ronds pleins et de ronds évidés en leur centre.
Réfrigérer les biscuits 15 minutes.
Cuire à 170°C pendant 10 minutes environ.
Laisser refroidir sur grille.
Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Etaler le chocolat fondu sur les sablés pleins, recouvrir d'un sablé évidé.

lundi 1 décembre 2014

Madeleines bossues


- Dis, Maman, un dromadaire, ça a combien de bosses ?
- Une seule.
- Et les chameaux ?
- Deux, les chameaux en ont deux.
- Et le zébu, il a une bosse ?
- Oui, je crois, au-dessus du cou.
- Tu crois ou tu en es sûre ?
- Allez, j'en suis sûre.
- Et le bison, il a une bosse ?
- Heu, oui, sur le cou, il a une sorte de bosse velue.
- Et le yak, il a une bosse, le yak ?
- Oui, une sorte de bosse à la hauteur des épaules, mais pas très marquée.
- Et la baleine à bosse, elle a une bosse ?
- Je ne sais pas, je n'en connais pas personnellement.
- Et les autres, tu en connais ? Et pourquoi tu ne connais pas de baleine ?
Et là, j'avoue, à ma courte honte, que j'ai tenté de feinter.
- Dis, pourquoi tu ne vas pas demander à Papa, il connaît tous les animaux, lui.
- Paaaaaaapaaaaaaaaaaaa ! La baleine à bosse, elle a une bosse ou pas ?
- Et bien non, pas vraiment. La baleine à bosse est le seul représentant parmi les cétacés du genre megaptera, ce qui d'après l'étymologie du mot semble plutôt désigner ses larges nageoires pectorales appelées ainsi grandes ailes en grec, tu retrouves le radical -ptère dans d'autres désignations comme pour le dinosaure ptéranodon, aile/édenté littéralement. Son nom de baleine à bosse viendrait probablement du fait que lorsqu'elle s'apprête à plonger, elle arrondit le dos au-dessus de l'eau en faisant ressortir son aileron dorsal, ce qui pourrait corroborer son autre nom vernaculaire, jubarte, qui serait lui-même une déformation de gibbus.....
- Maaaaaaaamaaaaaaaaaaaan ! La baleine à bosse, elle a une bosse ou pas ?
En tout cas, les madeleines, je sais qu'elles ont une bosse.

pour 16 madeleines bossues :
  • 80 g de farine
  • 80 g de beurre à température ambiante
  • 80 g de cassonade
  • 2 œufs 
  • 1/2 c. à soupe de miel liquide (type acacia)
  • 6 g de levure chimique
  • pincée de sel
Fouetter le beurre en pommade avec la cassonade dans un saladier. Mélanger dans un bol les œufs en omelette avec la pincée de sel. 
Incorporer en 2 fois les œufs battus dans le mélange beurre et sucre.
Verser en 4 fois la farine dans la préparation précédente en formant à chaque fois une pâte homogène.
Beurrer des moules à madeleine et les remplir aux 3/4. Mettre à reposer au réfrigérateur 1/2 heure.
Préchauffer le four thermostat 240°C.
Cuire les madeleines à 240°C pendant 4 minutes, puis à 150°C pendant 8 minutes.
Laisser tiédir dans le moule puis faire refroidir sur grille.







mercredi 26 novembre 2014

Spéculoos


18h30, c'est l'heure où, pendant que je prépare le repas, ma progéniture regarde un dessin animé entre la douche et le souper. Ce jour-là, il y avait des petits bonshommes rouges, bleus et jaunes qui couraient dans l'herbe à la poursuite d'une sphère blanche dont semblait dépendre leur vie pour le moins. J'interrogeai celui qui avait l'air le moins hypnotisé pour voir de quoi il retournait (culpabilité maternelle qui, tout en ayant autorisé les enfants à regarder la télé pour pouvoir pendant 20 minutes faire une activité de bout en bout, le repas par exemple, se morigène de les exposer à de telles choses).
Il me répondit :
- Mais non Maman (toutes ses réponses commencent par mais non, même s'il n'y a pas d'objection, même s'il n'y a rien à réfuter), ce sont les légendes de chima (et là  par un phénomène inexpliqué, mon esprit décroche à chaque fois et je capte des bribes d'informations) .... les gentils ....crocodiles ... bleus et jaunes ...  chi ... sphères d'énergie vitale .... monde souterrain .... phénix .... lion... créature légendaire...
Noyée sous ce flot d'informations, je retournai à mes fourneaux en me disant que le titre du programme m'aurait suffi.
21h00, une fois la vaisselle finie et la cuisine rangée, je me dirigeai vers le séjour avec deux tasses fumantes et une assiette de speculos. Mon Mari regardait la télévision. Ce soir-là, il y avait des petits bonshommes rouges, bleus et jaunes qui couraient dans l'herbe à la poursuite d'une sphère blanche dont semblait dépendre leur vie pour le moins. Je lui demandai d'un air goguenard :
- Tu regardes les légendes de Chima en douce quand les progénitures sont couchées ?
- Mais non chérie (peut-être viens-je de trouver l'origine d'un certain tic de langage de maxi progéniture), c'est PSG - Ajax, la ligue des champions (et là aussi, mon esprit à curieusement décroché) ... Parc des Prince ... arbitre ... Pays Bas ... qualification ... poule (question ? à quoi leur sert la  poule ?) ... Barcelone...
Là encore je me dis que l'intitulé du programme m'aurait suffi, mais cela me permit de manger seule tous les speculos, parce que c'est bien connu, on ne parle pas la bouche pleine.

pour une trentaine de spéculoos :
  • 250g de farine
  • 150 g de vergeoise
  • 75 g de beurre
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à café de bicarbonate de soude
  • 1 c. à café de cannelle
  • 1/2 c. à café de pain d'épice
  • pincée de sel
Dans un saladier, mélanger la farine, le bicarbonate, les épices et le sel. Ajouter la vergeoise, puis le beurre fondu.
Incorporer les œufs.
Pétrir et former une boule à laisser reposer au frais pendant 24 heures.
Préchauffer le moule thermostat 180°C.
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur et découper des formes à l'emporte-pièce.
Poser sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Cuire 15 minutes à 180°C.
Laisser refroidir sur grille.

Les vrais spéculoos se font avec des moules (dont je ne dispose pas malheureusement) qu'on saupoudre de fécule avant de mouler et démouler les biscuits. On peut aussi utiliser des formes à springerle (que je n'ai pas plus) ou un rouleau gravé (pas plus que le reste chez moi).



mardi 25 novembre 2014

Shortbreads aux noisettes


J'eus il y a quelques temps à présent une contravention pour un excès de vitesse. Nous évoquâmes à table à plusieurs reprises avec mon mari dans l'attente de la lettre fatidique qui devait me signifier la somme à payer et les points perdus l'amende dont j'allais écoper. Deux semaines plus tard, la missive était dans la boîte aux lettres. Je la mis de côté et répondit à  ma progéniture qui me demandait à l'ouverture de la boîte s'il y avait du courrier pour lui que j'avais seulement reçu mon amende.
Aussi, le soir, tout fier, annonça-t-il à son père quand il arriva :
"Maman a reçu sa noisette."
Depuis, les noisettes, je les mouds.

pour une vingtaine de shortbreads aux noisettes :
  • 75 g de farine
  • 75 g de beurre ramolli
  • 35 g de noisettes en poudre
  • 30 g de sucre glace
  • 1/4 de c. à café de sel
Mélanger le beurre et le sucre pour obtenir un mélange crémeux.
Incorporer la farine, les noisettes et le sel.
Pétrir à la main pour obtenir une pâte souple. 
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur environ, découper des formes à l'emporte-pièce de votre choix.
Poser les biscuits sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Réserver 1 heure au frais.
Préchauffer le four thermostat 180°C.


Cuire 12 minutes à 180°C, laisser refroidir sur grille.





dimanche 23 novembre 2014

Shortbreads à la lavande


Aujourd'hui, mariage mixte, de l'écossais avec du méditerranéen. J'ai eu un jour un voisin anglais à qui je montrai avec une certaine fierté les nouvelles lavandes que j'avais plantées et qui faisaient une magnifique ligne bleu violacé, pensant lui faire toucher du doigt la quintessence visuelle et olfactive du sud de la France. Il la regarda avec un flegme tout britannique et me déclara : "Joli, mais un peu monotone, chez moi, le pays de la lavande, nous en avons de bien plus de couleur." Comment, on planterait des lavandes en Angleterre ? Je me gaussais intérieurement et acquiesçait poliment. Il m'invita à prendre le thé quelques jours plus tard et  me montra d'un air modest,e que j'aurais préféré triomphant pour pouvoir lui en vouloir plus manifestement, une magnifique photo de campagne anglaise, ornées de magnifiques rayures de toutes les nuances de bleu imaginable et me dit : "C'est Snowshill, le village de mes parents dans les Cotswolds." Il n'empêche, je pensai avec une profonde mauvaise foi que manquant de soleil, elles ne devaient pas sentir aussi bon que la mienne, surtout dans les gâteaux.

pour une vingtaine de shortbreads à la lavande :
  • 100 g de farine
  • 75 g de beurre à température ambiante
  • 30 g de sucre glace
  • 1 C. à S. de lavande fraîche, 1/2 pour de la lavande séchée (bio)
  • 1/4 de c. à café de sel
Mélanger le beurre et le sucre pour obtenir un mélange crémeux.
Incorporer la farine, la lavande et le sel.
Pétrir à la main pour obtenir une pâte souple. 
Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur environ, découper des formes à l'emporte-pièce de votre choix.
Poser les biscuits sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Réserver 1 heure au frais.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Cuire 12 minutes à 180°C, laisser refroidir sur grille.

vendredi 7 novembre 2014

Biscuits Nounours



Charade :

Mon premier aime Ouioui en anglais.
Mon deuxième est un ressortissant d'un pays slave.
Mon troisième abuse de boissons fermentées ou distillées.
Mon quatrième exprima une répugnance en agissant.

Mon tout est une activité qui me détend.

Réponse : Pâtisserie

Mon premier est "pa" parce que Pa lit Noddie (palinodie).
Mon deuxième est "ti" parce que Ti vaut Li (Tivoli), Li vaut Ni (Livonie), Ni vaut Do (niveau d'eau), Do vaut Ut et Ut est russe (utérus).
Mon troisième est "se" parce que Se picole (sépicole).
Mon quatrième est "ri" parce que Ri fit fi (rififi).

Et là je me suis inspiré d'une recette postée sur La petite pâtisserie d'Iza, elle-même inspirée par un site coréen pour le façonnage. Pour la pâte, j'ai utilisé une recette de pâte pour sablés qui ne se déforme pas à la cuisson.

Pour une trentaine de biscuits nounours :

pour la pâte blanche :

  • 300 g de farine
  • 200 g de beurre
  • 150 g de sucre glace
  • 25 g d’œuf battu 
  • pincée de sel
Mélanger la farine, le sel et le beurre, sabler.
Ajouter le sucre glace et œuf jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Envelopper la pâte dans du film et la garder au froid pendant 1 heure.

pour la pâte marron :

  • 300 g de farine
  • 40 g de cacao en poudre
  • 200 g de beurre
  • 150 g de sucre glace
  • 1 œuf battu 
  • pincée de sel
pour le décor :
  • 25 g de chocolat à pâtisser
Mélanger la farine, le cacao, le sel et le beurre, sabler.
Ajouter le sucre glace et œuf jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Envelopper la pâte dans du film et la garder au froid pendant 1 heure.

Il vaut mieux pour des raisons de faciliter à façonner faire l'opération en plusieurs fois sur des petites quantités de pâte.
Commencer par façonner la pâte blanche : prendre une boule de la valeur d'un poing et en faire un boudin de 3 cm de diamètre et de 10 centimètre de long.
Faire également deux boudins de 10 cm de long et d'1 cm de diamètre.
Coller les 2 petits boudins sur de part et d'autre du haut du gros boudin pour obtenir la tête de l'ours en humectant le gros boudin avec un peu d'eau. (Comme j'ai fait les oreilles des miens un peu trop grosses, ma progéniture croyait que je faisais des Mickey).
Filmer et mettre 20 minutes au congélateur pour faire durcir. Le résultat ressemble à ceci.
Une fois la pâte durcie, l'humecter avec de l'eau et ajouter autour de la pâte chocolat préalablement amollie en commençant par l'espace entre les oreilles pour entourer toute la tête du nounours dans un boudin circulaire. Mettre à durcir au congélateur 20 minutes.
Etaler une boule de pâte blanche sur 2 mm d'épaisseur pour former un rectangle d'environ 19 cm x 10 cm (pour un boudin de 6 cm de diamètre environ) qui va servir à recouvrir le boudin précédent. Sortir le boudin du congélateur, l'humecter et le recouvrir de la pâte blanche étalée, couper l'excédent. Filmer et mettre à durcir au congélateur 10 minutes.
Préchauffer le four thermostat 180 °C. Sortir le boudin du congélateur, couper des tranches régulières de 3 à 5 mm d'épaisseur environ, les disposer sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier cuisson.
Cuire 15 minutes à 180°C.
Mettre à refroidir sur grille.

Une fois les biscuits refroidis, faire fondre un peu de chocolat pâtisser au micro-onde et décorer. J'ai fait cette opération avec une pique en bois pour brochette et ça s'est relativement bien passé.


mardi 4 novembre 2014

Madeleines aux pépites de chocolat (Yummy Day Doudou)


En rangeant les armoires, je tombai par hasard sur mon vieux doudou, un lapin orange tout rapiécé qui m'avait accompagné toute mon enfance, ses yeux ont perdu leur peinture et sont blancs, il est couturé de partout, mais il reste mon doudou lapinou. Je le regardai avec émotion quand ma maxi progéniture entra dans la chambre :
- Oh, c'est quoi ? 
- Regarde, c'était mon doudou, quand j'étais petite.
- Wouah, il est super, tu me le prêtes 5 minutes ?
- Mais bien sûr, tu y fais attention, il a vécu, il est un peu fragile.
Je dois dire que j'éprouvai une soudaine fierté que mon doudou puisse réconforter un autre enfant, surtout le mien.
- Et Papa, regarde, Maman, elle avait un super doudou quand elle était petite, elle avait un lapin Frankenstein avec des yeux de zombie, tu crois qu'elle me le prêtera pour mon costume de monstre ?
Y'a plus d'jeunesse ma pov'dame, vous reprendrez bien une madeleine ?

Cette recette participe au jeu http://yummyday.fr/yummy-day-doudou/.

pour une vingtaine de madeleines au pépites de chocolat :

  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre fondu refroidi
  • 100 g de sucre
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 125 g de pépites de chocolat
  • 3 œufs
  • 1 pincée de sel
Fouetter les oeufs et le sucre, y ajouter le beurre fondu.
Mélanger la farine, la levure et le sel, incorporer au mélanger précédent.
Ajouter pour finir les pépites de chocolat.
Mettre la pâte au frais pendant 30 minutes.
Préchauffer le four à 240 °C.
Remplir les moules à madeleines préalablement beurrés au 3/4.
Cuire 5 minutes à 240°C puis 5 minutes à 210°C.
Sortir du four et mettre à refroidir sur grille.
Renouveler l'opération avec la pâte restante remise au frigo jusqu'à ce quelle soit terminée.

vendredi 31 octobre 2014

Quiche rapide



Maxi Progéniture :
- Maman, mamaaaaan ! Où est mon kimono ?
- Dans la corbeille de linge à repasser.
- Maman, mamaaaaan, il est rose !
- Zut (version honorable et édulcorée de la réalité), je l'ai lavé avec le pull rouge de ta sœur. Quelle quiche je fais !
Au moins le problème du repas du soir est réglé.

pour une quiche rapide :

  • une pâte brisée roulée
  • 2 oeufs
  • 200 ml de crème liquide
  • 100 g de fromage râpé
  • 2 tranches de jambon (ou restes de rôti, de poulet, éventuellement de poisson)
  • pincée de sel
Préchauffer le four thermostat 200°C.
Etaler la pâte, la piquer et foncer le moule à tarte avec.
Dans un saladier, mélanger la crème, les oeufs et le sel.
Parsemer la pâte de jambon coupés en dés.
Recouvrir avec l'appareil à quiche, parsemer de fromage râpé.
Cuire 20 à 25 minutes à 200°C.
Manger chaud accompagné d'une salade relevée.

mercredi 4 septembre 2013

Coeurs chocolat, crème anglaise et compotée de poires


C'est la rentrée des classes, grande section, on ne plaisante plus. Hier soir, ma progéniture aînée s'est mis la rate au court-bouillon : "Et si je ne suis pas avec mes copains ? (Il y en aura forcément au moins un et sinon tu les verras dans la cour.) Et si la nouvelle maîtresse ne m'aime pas ? (mais si, tu la connais depuis l'année dernière et tout va bien.) Et si je ne sais pas faire les activités ? (Ce n'est pas grave, tu es là pour apprendre, tu ne peux pas tout savoir, c'est bien d'apprendre de nouvelles choses.) Et si à la cantine c'est pas bon ? (Là je ne vois objectivement pas de mensonge passable à inventer, il y aura forcément un truc bon à manger, le dessert peut-être ?)" Du coup ce matin, je suis un tantinet anxieuse à l'idée de sa réaction. Aussi a-t-il droit à un petit déjeuner spécial (gaufres fraîchement préparées) et une tenue toute neuve. Enfin vient l'heure fatidique, durant le trajet à pied, nous évoquons tous les sujets sauf celui qui fâche. Nous arrivons devant la classe, soudain, dans la salle, il voit son ADSEM de l'année dernière, il se précipite vers elle, lui fait la bises et lui demande s'il peut aller jouer avec les autres dans la classe. D'un léger mouvement de la tête, elle lui rappelle qu'il avait une accompagnatrice ce matin  pour venir, il revient vers moi : 
- C'est bon Maman, tu peux y aller maintenant
- J'ai droit à un bisou ?
- Oui bien sûr, à ce soir Maman. Le poutou est expédié très vite.
Et le voilà déjà reparti, un nouvelle volte et il se redirige vers moi, aurais-je droit à un au revoir ? Il me prend la main plein de commisération et me regarde l'air vaguement inquiet :
- Ca va aller, Maman, tu ne vas pas pleurer, hein ?
Non, moi ça va, je ne vais pas pleurer. Mais par contre, j'ai besoin de tendresse, là, et même de chocolat, pourquoi pas des coeurs au chocolat ?

pour 8 coeurs au chocolat, crème anglaise et compotée de poires :

pour les coeurs :

  • 100 g de chocolat à pâtisser
  • 180 g de farine
  • 4 c. à soupe de chocolat en poudre (pour moi Poulain Grand Arôme)
  • 3 oeufs séparés blancs et jaunes
  • 100 g de sucre
  • 125 g de beurre
  • 6 g de levure chimique
  • 5 cl de lait
  • pincée de sel
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Faire fondre le chocolat au bain-marie et lorsqu'il est fondu, y ajouter le beurre coupé en petits dés jusqu'à obtenir un mélange homogène. Réserver et laisser tiédir.
Dans un grand saladier, mélanger la farine, le chocolat en poudre, le sucre et la levure. Y ajouter les jaunes d'oeufs, bien mélanger, puis intégrer le mélange beurre chocolat fondu.
Incorporer à l'appareil ainsi obtenu le lait.
Monter les blancs en neige ferme avec le sel. Incorporer les blancs à la pâte.
Beurres les moules coeurs. Y verser la pâte et faire cuire 5 minutes à 180°C. Baisser le four à 150°C et cuire encore 30 minutes.
Démouler et laisser refroidir sur grille.

pour la crème anglaise :
  • 30 cl de lait entier
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 40 g de sucre
  • 1/2 gousse de vanille.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en 2 et grattée.
Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre, y verser en continuant de fouetter le lait bouillant.
Verser le tout dans la casserole et cuire à feu très doux jusqu'à ce que la crème épaisse jusqu'à napper la cuillère.
Laisser refroidir en fouettant de temps en temps pour éviter qu'une peau ne se forme.

pour la compotée de poires :
  • 4 poires
  • 2 à 3 c. à soupe de sucre
  • noix de beurre
Peler et couper les poires en gros dés.
Mettre les poires à cuire dans une poêle avec la noix de beurre.
lorsqu'elles sont fondantes, y ajouter le sucre jusqu'à obtenir un début de caramélisation.
Servir tiède avec l'ensemble.

samedi 31 août 2013

Tartelettes aux prunes un peu nordiques


Je suis prudente au volant. Je ne dépasse pas les limitations de vitesse, je mets toujours le clignotant même sur les ronds-points, je roule bien de mon côté de la route, je ne téléphone pas, je ne mange pas, je ne bois pas en conduisant, bref, je fais attention. Ce n'est pas toujours le cas de mon tendre demi (je trouve que "chère moitié" ça fait un peu trop féminin) qui a une notion de la vitesse toute relative ("C'est limité à 90, tu peux rouler jusqu'à 100"). C'est bien pour cette raison que je lui dis souvent qu'il finira par perdre des points sur son permis. Cette année, nous sommes allés dans ma belle-famille comme tous les ans, en passant par le Massif Central, et notamment Mende. Pour ceux qui ne connaissent pas cette riante cité, il existe, à une des sorties de Mende, une longue ligne droite de quelques kilomètres, bordée de champs et de pâture, qui est encore comptée dans l'agglomération et qui est donc limitée à 50 km/h. Je conduisais donc tranquillement tout en devisant avec mon conjoint alors que les enfants dormaient gentiment à l'arrière, il faisait presque nuit, il était 21 heures, autant vous dire que la route n'était pas très encombrée. Je roulais aux alentours de 50 km/h. Je voyais le panneau de fin d'agglomération dans le pinceau de mes phares. Soudain, un flash m'éblouit. Zut, je venais de me faire mettre à l'amende. Un mois plus tard, j'appris à réception du courrier que la vitesse retenue était de 52km/h, ce qui me valait une belle amende à payer et 1 points de moins sur mon permis. Mais ce n'était pas la conséquence la plus grave. Depuis, chaque fois qu'il peut m'arriver de faire un commentaire sur la conduite de mon homme, l'air goguenard, il m'affirme :"La délinquante routière de la famille, ce n'est pas moi, j'ai encore tous mes points et je n'ai pas pris de prune !". Et bien puisque c'est comme ça, les prunes, je les mange en tarte.

Le caractère nordique de ces tartes vient de la pâte qui s'inspire de celle des pepparkakor, biscuits suédois dont je raffole et qu'on trouve dans de belles boîtes métalliques chez un marchand de meubles du même pays. La pâte est moins épicée que celle des biscuits pour qu'on sente le goût des prunes. Le goût épicé de la pâte relève les prunes et rend inutile l'utilisation de streusel ou de tout autre ingrédient. 

pour 4 tartelettes aux prunes un peu nordiques :

  • 125 g de farine
  • 50 g de sucre
  • 1 oeuf
  • 50 g de beurre mou
  • 1 c. à soupe de crème fraîche
  • pincée de sel
  • 1/2 c. à soupe de cannelle
  • 1/8 c. à café de girofle
  • 1/8 c. à café de gingembre
  • une trentaine de prunes (selon la taille)
  • 2 c. à soupe de sucre en poudre.
  • 2 c. à soupe d'amandes en poudre.
Mélanger la farine, le sucre, le sel et les épices.
Y ajouter le beurre coupé en dés et mélanger.
Incorporer la crème fraîche puis le beurre.
Former une boule, recouvrir d'un torchon et laisser reposer au moins 3 heures au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 190°C.
Sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler à 3 mm d'épaisseur.
Foncer les moules à tartelettes avec du papier cuisson et la pâte.
Piquer la pâte à la fourchette.
Mettre 1/c. à soupe d'amandes en poudre au fond de chaque tartelette.
Laver les prunes, les couper en deux et les dénoyauter. Les inciser légèrement.
Disposer les prunes sur les tartelettes incisions vers le haut.
verser 1/2 c. à soupe de sucre en poudre sur chaque tartelette.
Enfourner et cuire entre 15 et 20 minutes à 190°C.
Démouler sur grille et laisser refroidir. 


mardi 13 août 2013

Barquettes au chocolat



Ce jour-là, ma progéniture voulait des barquettes au chocolat pour le goûter. Et comme je devais faire des courses, je me dis que, pour une fois, je pourrais les lui acheter au lieu de les lui faire. Me voici donc partie pour le supermarché. Pour cet exercice, je suis du genre organisée, ce qui traduit dans le langage de mes soeurs, se dit psychotique pour l'une et psychopathe pour l'autre. Dans mon ancien supermarché qui était à taille humaine, j'organisais ma liste rayon par rayon dans l'ordre où ils se présentaient dans le magasin. Le résultat était qu'il ne me fallait jamais plus de 45 minutes pour les grosses courses de la semaine, passage à la caisse inclus. Mais nous avons déménagé. Et l'hypermarché du coin est du genre monstrueusement monstrueux. Autant dire que trouver le moindre article relève de la chasse au trésor. Mais je décidai bravement d'y aller quand même, même si nous étions un vendredi (proverbe personnel, le vendredi, tout va de mal en pis). Après m'être garée, je décidai de prendre un chariot. Et là commença le drame. Il ne restai qu'une file de chariots sur le parking. Je glisse ma pièce dans la fente, et rien. Le chariot ne se libère pas et ma pièce reste coincée. J'appuie, je tire, je pousse, je râle, rien n'y fait, je viens de bloquer les quelques chariots qui restent. Une solution s'imposa immédiatement, aller à la caisse centrale. Là une charmante préposée appela un factotum qui vint pour libérer la file. Il arriva les mains nues, essaya une pince, un tournevis, une nouvelle pince, un marteau (je me suis aussi interrogée là-dessus, une sorte de violence libératrice peut-être), las, rien n'y fit. Les chariots restèrent bloqués. Le pauvre homme ne sut que me dire "Ca fait 30 ans que je fais ce travail, c'est la première fois que je vois ça !" Je décidai de prendre un panier, du genre qui se traîne derrière soi avec la poignée, ou plutôt dans mon cas du genre où on traîne la poignée et panier reste derrière soi, ce qui fit dire au préposé à la sécurité à l'entrée : "En  10 ans, c'est la première fois que je vois ça !" Au troisième panier, je me commençai sérieusement mes courses. Je pris des légumes en tentant vainement de les ranger dans des sacs qui n'étaient soudés à aucun bout, ce qui fit dire au chef de rayon légumes : "Un sac en passant, baste, ça arrive, mais tout un rouleau, c'est la première fois que je vois ça !" Je faillis acheter 24 yaourts à la vanille jusqu'à ce que le carton qui les entourait ne se décolle fort opportunément au moment où je lisais la liste des ingrédients, retapissant le rayon de yaourt, "Ca arrive avec d'autres marques, mais avec ceux-là, c'est la première fois que je vois ça !" me dit la crémière. Je me dis alors que Mercure n'était pas avec moi, je passai prendre la fameux paquet de barquettes et me rendis à la caisse, où une panne électrique paralysait le système "En 25 ans de caisse, c'est la première fois que je vois ça ! " me dit la caissière. Enfin j'allai sortir de ce traquenard, je comprenais bien qu'on tentait de me faire payer ma fainéantise de n'avoir pas cuisiné pour mon fils. La porte automatique de sortie ressemblait à celle du paradis, sauf qu'elle ne s'ouvrit pas quand je tentai de m'y engouffrer, une cellule photo-eléctrique qui ne fonctionnait pas paraît-il, m'expliqua le gentil préposé qui vint m'ouvrir manuellement la porte pendant que je ramaissai mes emplettes qui en avaient profité pour rouler dans tout le périmètre autour de moi. Il ajouta : "Ca fait 15 ans que je travaille ici et ..." je ne le laissai pas m'asséner la sentence : "Je sais, vous n'avez jamais vu ça, et bien vous devriez faire les courses plus souvent avec moi." Il me regarda interloqué : "Ben non, en fait, elle se bloque tout le temps, ça fait 15 ans que je dis qu'on aura des plaintes." Oups, la prochaine fois, les barquettes, je les ferai.

pour une trentaine de barquettes au chocolat :
  • 100 g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 80 de farine T55
  • pincée de sel
  • 4 c. à soupe de Nutella
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Casser les oeufs dans un saladier, y ajouter le sucre et battre au batteur pour faire blanchir l'ensemble.
Incorporer la moitié de la farine au mélange.
Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel.
Incorporer la moitié des blancs en neige à l'appareil jaunes + sucre + farine.
Ajouter le reste de la farine.
Incorporer enfin le reste des blancs en neige.
Garnir les moules à barquettes préalablement bien beurrés.
Cuire 10 minutes à 180°C.
A la sortie du four et avant de démouler, creuser avec le dos du manche d'une c. à dessert le centre des barquettes en appuyant à plat.
Démouler les barquettes sur grille.
Faire chauffer doucement le Nutella au micro-onde pour qu'il soit onctueux.
Remplir les barquettes avec le Nutella.

samedi 10 août 2013

Biscuits apéritifs arachide et lin

Une femme, mère célibataire, avait une fille qui aurait dû sortir de l'adolescence depuis un moment mais n'avait pas trouvé la porte. Elle ne voulait rien faire, ni mettre le couvert, ni mettre son linge sale dans la panière et encore moins dans la machine à laver. Elle passait la journée à modifier son profil et à chatter avec ses amis. Un jour où la digne génitrice ne supportait plus cet état de fait, elle décida d'agir. Elle confisqua à sa fille son smartphone avec un fruit dessus, lui restreignit l'accès à internet et débrancha le téléviseur. La fille se mit alors à pleurer si fort qu'une people en vogue qui passait par là l'entendit. Les sanglots l'émurent et elle décida de se renseigner afin que dans le prochain Voici, on la vît pleine de générosité au lieu de faire remarquer ses rides et ses capitons. Elle s'enquit auprès de la mère de la situation. Cette dernière, honteuse de la paresse de sa fille, mentit.
- Ma fille est d'une trop grande ardeur au travail, comme elle aime les habits dans le lin le plus fin, elle passe sa vie à tisser les plus délicates toiles, et comme je m'inquiète pour sa santé, je lui ai ordonné d'arrêter pour la matinée.
La riche visiteuse fut impressionnée et vit immédiatement tout le bénéfice qu'elle pourrait tirer d'une telle situation. Elle décida d'emmener la jeune fille dans sa villa sur la côte afin de tirer parti d'un tel talent. 
Après avoir fait visiter à la jeune fille la demeure, elle lui montra une remise pleine de lin et lui enjoignit d'avoir tout tissé trois jours plus tard pour le cocktail auquel elle était invitée et où une certaine presse ne manquerait pas de commenter de manière louangeuse une tenue exceptionnelle pour sa finesse et son originalité. Puis elle partit laissant son hôte apathique devant l'ampleur de la tâche. Plutôt que de l'accomplir, elle passa le premier jour à essayer les chaussures du dressing. Quand le soir, sa nouvelle logeuse vint lui demander des nouvelles, elle lui dit qu'elle était bien trop anéantie par le chagrin d'avoir quitté sa mère pour pouvoir travailler. La raison fut acceptée et il lui fut proposé de chatter le lendemain avec sa mère pour alléger sa peine. Le lendemain, la demoiselle passa la journée sur sa tablette sans plus filer. Ce qui ne manqua pas de causer quelques impatience, mais elle promit de s'acquitter de sa tâche le lendemain. Alors que le matin, elle contemplait découragée ce qui l'attendait, elle vit sortir des buissons et venir à elle trois femmes très singulières, l'une avait la lèvre pendante, la deuxième un pied plat et difforme et la troisième un pouce aussi large qu'une cuillère à soupe. Ayant avisée la jeune fille, elles lui proposèrent un marché. Elles fileraient le lin si la jeune fille les invitait à son mariage en les présentant comme ses cousines. Le marché fut conclu et elles filèrent si vite et si bien qu'à la fin de la matinée le tissu le plus fin était prêt, la robe fut coupée et cousue dans la journée. Quand la dame revint, elle était accompagnée de son fils, elle s'émerveilla de la robe et lui de la tisseuse. Profitant de l'euphorie de sa mère, il lui annonça qu'il voulait l'épouser.
Ce fut l'événement mondain de l'année, tout le gratin fut convié, le mariage fut couvert par la presse et la jeune fille n'oublia pas sa promesse, elle fit venir ses trois "cousines". Comme elles arrivèrent, le jeune homme troublé par l'apparence de la famille de sa femme, il leur demanda d'où venaient leurs particularités. La réponse le laissa pantois : "Mon pied est large parce j'appuie sur la pédale du rouet, ma sœur utilise sa lèvre pour lécher le fil et enfin la dernière a aplati son pouce en tordant le fil. Le jeune homme, très attaché aux apparences, et surtout à celle de sa nouvelle femme, décida que désormais, on achèterait toute la garde-robe et que si du lin entrait dans sa maison, ce serait pour être mangé.




pour une trentaine de biscuits apéritifs arachide et lin :

  • 75 g de pâte d'arachide
  • 100 g de beurre mou
  • 125 g de farine T55
  • 50 g de parmesan
  • 2 c. à soupe de graine de lin doré
Dans un grand saladier, mélanger la pâte d'arachide et le beurre en pommade.
Incorporer la farine, le parmesans et les graines de lin.
Former 4 long boudin de 2 cm de diamètre environ et couper des tronçons de 2 cm environ. Les poser sur la plaque à pâtisserie recouverte d'un papier sulfurisé.
Mettre la plaque au réfrigérateur et préchauffer le four thermostat 180°C.
Quand le four est chaud, sortir la plaque du réfrigérateur et mettre à cuire 10 minutes, puis baisser la température à 150°C et cuire encore 10 minutes. 
Mettre à refroidir sur grille.


mercredi 7 août 2013

Brioche fleurie

Il fait 40°C à l'ombre à peu de choses près, que faire pour occuper le temps de sieste des enfants ? Mais évidemment, une brioche ! Mon homme lève un sourcil : "Crois-tu réellement qu'allumer le four soit la meilleure idée qui soit ?" Les brioches gonflent bien quand il fait chaud. Apparemment lui aussi est bien gonflé par la perspective. J'ai trouvé la recette dans la Petite Pâtisserie d'Iza qui la tire elle-même d'un site bulgare My Candy Kitchen. Iza l'appelle brioche Hélios mais je vais éviter une provocation de plus en rapport avec la chaleur et le soleil. En plus elle pourrait ressembler à une fleur. J'ai utilisé la recette du site bulgare et rajouté un peu de sucre parce qu'elle n'en avait pas assez à mon goût. Et voilà le travail ! Et il ne fait que 38°C dans la cuisine, ça ne valait pas la peine de s'en priver. Seul bémol, la prochaine fois je la mettrai dans un plat rond à bords hauts pour qu'elle gonfle au lieu de s'étaler.


pour une brioche fleurie :
  • 500 g de farine T55 (+ éventuellement 1 à 2 c. à s. de plus si besoin)
  • 150 ml de lait
  • 2 oeufs
  • 3 c. à s. d'huile (pour moi de colza)
  • 2 c. à s. de yaourt
  • 5 c. à s. de sucre en poudre
  • 1 c. à c. de sel
  • 2,5 c. à c. de levure lyophilisée
  • pour le façonnage : 30 g de beurre fondu refroidi et 6 c. à s. de sucre en poudre
  • sucre en grain pour le décor
Mettre tous les ingrédients dans l'ordre prévu par le constructeur dans la cuve de la MAP et utiliser le programme "Pâte Seule".
A la fin du programme, dégazer gentiment la pâte et séparer en 4 pâtons.
Etaler le premier pâton en un cercle de 22 cm de diamètre. L'enduire de beurre fondu et parsemer de 2 c. à soupe de sucre. 
Poser ce cercle sur une feuille de papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie.
Etaler le pâton suivant et recouvrir le précédent avec, l'enduire de beurre et de sucre de la même manière. Procéder de même pour le suivant.
Etaler le dernier pâton et recouvrir les précédents.
Découper selon le schéma suivant :
On obtient à 8 pétales. Torsader chaque pétale en passant le sommet par la fente.
Passer un peu d'eau tiède sur le centre, étaler les grains de sucre.
Laisser l'ensemble sur la plaque ou le mettre dans un plat rond à bords hauts de 25 cm de diamètre. Laisser lever 45 minutes sous un torchon.
Préchauffer le four thermostat 190°C.
Cuire à 190 °C pendant 25 minutes environ. Mettre à refroidir sur grille.


mardi 15 janvier 2013

Biscuits apéritifs chanvre et lin



- Je vois des moutons bleus, ils sont tous mignons et frisés.
- Mais non, là, c'est un éléphant vert, il est bizarre, il est tout gonflé.
- Elle bouge, l'étoile rose, non ?
- Eh, Man, tu fais tourner ?
- Maintenant ce sont des souris jaunes qui dansent...
- Oh les beaux papillons...
- Bon, alors, à votre avis, on prend quoi comme papier peint pour la chambre de la petite, Manue, tu le fais tourner, le plat de biscuits apéro ?

pour une cinquantaine de biscuits apéritifs chanvre et lin :

  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 100 g de parmesan
  • 65 ml d'eau
  • 2 c. à soupe de graines de chanvre
  • 2 c. à soupe de graines de lin doré
  • 1 c. à soupe de graines de lin brun
  • 1 c. à café de levure chimique
  • pincée de sel
Faire bouillir l'eau avec le sel et y faire fondre le beurre coupé en dés. 
Laissez tiédir le mélange.
Mélanger la farine, le parmesan, les graines et la levure chimique dans un saladier, y ajouter l'amalgame eau-beurre.
Bien mélanger, la pâte obtenue est un peu molle sous la main.
Laisser reposer la pâte 3 heures au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Etaler la pâte sur 2 à 3 mm d'épaisseur.
Découper les biscuits à l'emporte pièce et les poser sur une feuille de cuisson.
Cuire 15 minutes environ, laisser refroidir sur grille.

N.B. : Il est possible de préparer la pâte la veille et de l'étaler et la cuire le lendemain seulement.