mercredi 5 décembre 2012

Dedos de hada (doigts de fée)

Scène de vie ordinaire ou chronique de déménagement :
Mon homme :
- Chérie, où est le chargeur du caméscope ?
- Dans un carton.
- Chérie, où sont ma chemise à carreaux, tu sais laquelle (sous-entendu, parmi mes 10 autres chemises à carreaux) ?
- Dans un carton.
- Chérie, où sont cordes de guitare de rechange ?
- Dans un carton.
Maxi-progéniture :
- Maman, où est mon pélican qui parle (oui, nous avons un pélican qui parle, pourquoi ?) ?
- Dans un carton.
-Maman, où est mon petit camion de pompier ?
- Dans un carton.
- Maman, où est mon masque de Batman ?
- Dans un carton.
Mini-progéniture :
-Ouin ouin ouin ? (Maman, où est le mobile de mon landau ?)
- Dans un carton.
La famille :
- Chérie, où sont les bougies ?
- Dans un carton.
- Chérie, tu as fait le plein ?
-Non, j'ai oublié.
- Ca fait 3 jours que tu roules en réserve, où as-tu la tête en ce moment ?
- Dans un carton.

Et l'appareil photo aussi est dans un carton...

pour une trentaine de doigts de fée :

  • 125 g de poudre d'amande
  • 125 g de sucre
  • 30 g d'écorces d'oranges confites
  • 3 jaunes d'oeufs
  • pincée de sel
  • sucre cristallisé et 1 blanc d'oeuf pour rouler les doigts
Préchauffer le four thermostat 210°C.
Mélanger les poudres et les écorces coupées en petits bouts.
Y ajouter les jaunes d'oeufs, bien mélanger.
Prélever des boules de pâte de la taille d'une petite noix, en former un boudin de la taille d'un petit doigt. La pâte est un peu collante.
Rouler chaque doigt dans le blanc d'oeuf puis dans le sucre cristallisé.
Disposer les doigts sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Mettre à cuire 10 minutes environ à 210°C.
Laisser un peu refroidir avant de transférer les doigts sur une grille, chauds, ils sont très friables.

N.B. : Il est possible de parfumer les doigts de fée avec 1 c. à soupe de rhum, la pâte est alors plus collante et il faut ajouter 1 c. à soupe de poudre d'amande de plus.

dimanche 11 mars 2012

Petites brioches pour le petit déjeuner



Quand je tente une nouvelle recette de brioche, mes goûteurs personnels ont une échelle, qui n'est pas celle de Richter mais qui pourrait puisqu'elle juge les effets voire les dégâts occasionnés sur eux par l'expérience. Les différents degrés vont de "Tu pourras en refaire" stade ultime de contentement à "En bombardant une mule avec, on pourrait la tuer" ce qui signifie qu'il est des expérimentations qu'il vaut mieux laisser dans les oubliettes de l'histoire.  Et d'un point de vue purement étymologique, ce n'est pas tout à fait faux. En effet, si brioche vient du normand *brier, qui signifie "travailler la pâte en l'émiettant", le même *brier vient du germanique *brekan, casser, qui par ailleurs va engendrer la brique. Brioche et brique, même combat, et parfois même texture. Pas toutefois dans le cas des petites brioches pour le petit déjeuner, à servir chaudes et moelleuses, qui m'ont valu un "Tu nous en refais dimanche prochain ?", oscar, palme et césar familiaux pour le rôle de la meilleure brioche matinale.

pour 18 petites brioches pour le petit déjeuner :
  • 600 g de farine
  • 150 ml de lait
  • 150 g de beurre fondu
  • 150 g de sucre
  • 3 oeufs
  • 1 c. à café de sel
  •  2,5 c. à café de levure lyophilisée
Le soir, mettre tous les ingrédients dans l'ordre prévu par le constructeur dans la cuve de la MAP et utiliser le programme "Pâte Seule".
A la fin du programme, dégazer gentiment la pâte, la pétrir rapidement.
Couper la pâte en 18 petits pâtons.
Faire 18 boules et les mettre dans les moules à briochettes.
Laisser reposer toute la nuit à température ambiante sous un torchon.
Le matin au lever, mettre le four à préchauffer thermostat 180°C.
Cuire les brioches 10 à 12 minutes, laisser tiédir sur grille.

N.B. : Il est possible d'incorporer 100g à 150 g de pépites de chocolat à la pâte à la sortie de la MAP. Les petites brioches se conservent très bien au congélateur et peuvent être décongelées au four le matin.

dimanche 4 mars 2012

Boules de Berlin un brin normandes





Quand j'étais petite, les boules de Berlin se nommaient krapfen (ma grand-mère) ou berliner (ma mère). Et selon que l'une et l'autre les préparaient, les parfums variaient. Les krapfens étaient à la confiture de fruits rouges pour la plupart (fraise, framboise, myrtille) ou parfois dans les grands jours, elle préparait les confitures de son enfance, au raisin, aux pétales de roses, à l'orange et aux cédrats alors que les berliners étaient à la confiture de prunes que nous faisions par kilos tous les étés. Le krapfen était donc bien plus exotique que le berliner qui était au contraire très familier. Quand j'ai entendu pour la première fois alors que j'étais petite la fameuse phrase de Kennedy, "Ich bin ein Berliner" j'ai cru qu'il se prenait pour un beignet. Bien plus tard, j'ai appris qu'on les nommait surtout boules de Berlin. 
Je me souviens surtout que les krapfens, comme les berliners, donnaient lieu à tout un cérémonial, il fallait prévoir la journée pour les faire, et encore, en l'ayant planifié plusieurs jours à l'avance. Ma mère et ma grand-mère s'affairaient pendant des heures à des tâches mystérieuses dans la cuisine. Aujourd'hui que c'est moi la mère (!!!), il suffit que mon fils me dise avant la sieste qu'il veut des beignets à la confiture, et à la fin de la sieste il les a, et même pire, j'ai abandonné la traditionnelle confiture pour de la compote de pommes plus légère et plus digeste. De nos jours, ma bonne dame, il n'y a plus de temps pour les choses, tout va trop vite.


pour une quinzaine de boules de Berlin normandes :

  • 500 g de farine
  • 250 ml de lait
  • 40 g de sucre
  • 1.5 c. à café de sel
  • 2 jaunes d'oeuf
  • 2 c. à soupe d'huile
  • 2,5 c. à café de levure lyophilisée
  • huile pour la friture
  • compote de pommes
Mettre tous les ingrédients dans l'ordre prévu par le constructeur dans la cuve de la MAP et utiliser le programme "Pâte Seule".
A la fin du programme, dégazer gentiment la pâte et l'étaler sur 2 cm d'épaisseur.
Découper des disques de la taille d'un verre à moutarde dans la pâte, recommencer jusqu'à épuisement de la pâte.
Déposer les disques de pâte sur une tôle à pâtisserie légèrement farinée.
Laisser reposer 45 minutes sous un torchon propre.
Faire chauffer l'huile de friture, cuire les boules une par une ou deux par deux jusqu'à ce que chaque face soit dorée (2 à 3 minutes par face environ).
Déposer les beignets cuits sur un papier absorbant, sucrer.
Fourrer les beignets avec une seringue à pâtisserie de compote de pommes.

N.B. : Il est possible d'agrémenter la compote en lui ajoutant 1 c. à soupe de calvados ou de triple sec si aucun enfant ne mange des beignets bien-sûr.