samedi 19 novembre 2011

Biscuits pour apéritif indien





Certains matin, je suis d'une grande prétention, je crois que je vais pouvoir escalader des montagnes et redescendre dans de vertes vallées où le lait et le miel coulent à flot. Ce matin, j'étais dans de telles dispositions et je décidai d'imprimer les documents dont j'avais besoin pour la réunion de l'après-midi avec mon chef non pas à la maison comme j'ai coutume de le faire mais au travail. Nous y disposons d'un équipement formidable dans la salle de travail et de reproduction.  Notre matériel informatique se compose donc de 3 postes pour environ 45 collègues et d'une imprimante. Bien sûr, seuls deux sont raccordés à l'imprimante. Comme j'arrivai tôt, ils n'étaient pas encore allumés. Je me dirigeai donc d'un pas ferme vers l'un des deux postes sur lesquels il est possible d'imprimer et tentai de le mettre en marche. Une couleur étrange de l'écran tirant entre le vert et le violet ainsi qu'un sifflement continu me révélèrent vite qu'il fallait que je changeasse de poste. J'essayai donc son voisin. Et là, l'expérience commença. j'appuyais sur le bouton d'allumage et décidai d'aller me préparer un café. Je quittai donc l'ordinateur pour me rendre dans le foyer du personnel, de l'autre côté du bâtiment, je pris une tasse, mis la cafetière en route et fis du café. Comme il n'y avait pas de sucre, je montai au secrétariat en demander à notre charmante secrétaire, au passage nous échangeâmes quelques commentaires sur son petit-fils qui a l'âge de mon fils, elle me montra quelques photos. Je redescendis à l'étage inférieur et sucrai mon café. Je croisai une collègue qui me raconta une blague qui me fit tellement rire que j'en pleurai. Je fis donc un tour au toilettes pour voir si mon maquillage n'avait pas coulé. Puis je me rendis d'un pas assuré vers l'ordinateur pour le voir enfin finir de s'allumer et me demander mon nom et mon mot de passe pour ouvrir ma session de travail. Le temps qu'il digère l'information, j'eus le temps de passer à l'accueil pour récupérer mon courrier. Et là, enfin, je pus imprimer les 4 feuilles dont j'avais besoin. 35 minutes environ après y être entrée, je quittai enfin la salle de travail dont le nom me fait penser à l'accouchement de mon fils, je crois même que j'y ai passé moins de temps. Je croisai alors notre "modérateur informatique" à qui je m'ouvris du délai incroyable entre l'allumage et l'impression d'un document. Il sourit : "Tu es beaucoup trop impatiente, tu voudrais l'informatique du 22ème siècle ! La patience est la plus grande des prière. "me dit-il d'un air inspiré. Je suis sûre que quand Bouddha a dit cela, il n'attendait pas devant l'écran de son PC que celui-ci daignât se mettre en route. Quand au 22ème siècle, je me contenterais d'entrer dans le 20ème siècle, ce ne serait déjà pas si mal... Toute cette sagesse bouddhique m'avait donné des envies d'exotisme !


pour seize biscuits pour apéritif indien :

  • 125 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 25 g de raisins secs
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à café de curry
  • 1/2 c. à café de colombo
  • sel
Dans un saladier, mélanger la farine, le sel et les épices.
Ajouter le beurre à température ambiante coupé en dés.
Sabler le mélange.
Ajouter l'oeuf, les raisins secs et éventuellement 1 c. à soupe d'eau pour détendre la pâte si besoin est.
Bien amalgamer, rouler en boule et mettre au réfrigérateur pendant 1 heure au moins.
Préchauffer le four thermostat 200°C.
Etaler la pâte à 3 mm d'épaisseur.
Découper avec des emporte-pièces et déposer les biscuits sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 10 minutes à 200°C et laisser refroidir sur grille.

jeudi 17 novembre 2011

Palets Salés britonno-provençaux


J'ai longtemps pensé que je pouvais passer, toute modestie mise à part, pour un modèle de tempérance. Je pensais même qu'en honnête mère de famille, ma conduite exemplaire ne pouvait que guider mon aimable progéniture dans une voie rectiligne et bordée de toutes sortes de fleurs sous un magnifique arc-en-ciel au son des chants d'oiseaux (j'ai un peu trop regardé Le Magicien d'Oz). Jusqu'à ce soir-là, où je chus du piédestal sur lequel je m'étais moi-même surélevée avec une humilité sans borne. Des amis étant passé pour boire un verre, nous décidâmes de jouer à un jeu de questions de culture générale, ce qui énoncé de la sorte est passablement soporifique mais qui dans la réalité fut très amusant. Je suis une bonne perdante mais paradoxalement une très mauvaise gagnante et je me moque sans vergogne aucune des malheureux perdant. Le consensus se fit donc que je devais perdre et l'on me donna un questionnaire sur différentes sortes d'alcool. Las, moi qui me voyais déjà perdre avec une certaine bonhomie, je répondis à toutes les questions, même sur les plus obscures mixtures exotiques, même sur l'akpeteshie ghanéen, le baijiu chinois, le pisco péruvien ou encore la rakia crooate, l'unicum hongrois ou la tuica roumaine. Et après cela, comment faire croire que vous n'avez jamais goûté tout cela... Heureusement pour éponger tout cela, il est toujours possible de servir des palets salés pour l'apéritif.

pour une quinzaine de palets salés britonno-provençaux :
  • 130 g de farine
  • 1/2 c. à café de levure chimique
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 85 g de beurre salé
  • 2 c. à soupe de lait
  • 1 à 2 c. à café d'herbes de Provence
Dans un saladier, mélanger la farine et la levure. 
Ajouter les jaunes d'oeufs puis le beurre fondu refroidi, bien mélanger.
Former un boudin de 4 cm de diamètre environ avec la pâte.
Laisser la pâte reposer au minimum 2 heures au réfrigérateur.
Préchauffer le four thermostat 180°C.
Sortir la pâte du réfrigérateur et découper le boudin en tranches d'un centimètre d'épaisseur environ.
Les disposer sur la plaque du four.
Cuire 15 minutes à 180°C et laisser refroidir sur grille.

samedi 17 septembre 2011

Craquelins


Tous les matins, je me livre à une course silencieuse. Je me réveille généralement 5 minutes avant que mon réveil ne sonne pour pouvoir l'éteindre avant qu'il ne se manifeste, en effet, mon fils a le sommeil léger. Je me lève ensuite pour aller préparer le petit-déjeuner de mon mari, toujours dans le plus grand silence, puis vais le réveiller en le priant instamment de ne pas faire de bruit. Souvent, le matin, j'anticipe toutes les manifestations sonores que nous risquons de produire et il m'arrive même de faire in petto des procès d'intention à ma moitié sur les divers sons qu'il pourrait produire. Et ce matin n'échappait pas à la règle. Alors que je portais d'une main la tasse de café bouillant de mon cher et tendre à la salle à manger et le pot de Nutella dans l'autre, au moment où j'allais franchir la porte de la cuisine, le contenu de la tasse se renversa partiellement sur mon pied, de surprise, je fis un écart mon bras heurta la petite armoire où nous rangeons nos nombreux trousseaux de clés. Celle-ci se détacha et alla atterrir avec fracas  sur le sol carrelé, les clés se répandant autour d'elles dans un argentin son métallique. Alors que je tentais de rattraper ma bévue, je lâchais le pot de Nutella, version familiale, qui alla rebondir 3 fois dans l'entrée avant de finir sa course dans la porte. Alors que je me maudissais en mon for intérieur, mon mari arriva et posa la fatale question : "Pourquoi tu fais tout ce bruit ? Le petit dort !" Grr ! Je l'avais bien mérité. En guise de contrition et de pénitence , je décidai de faire des gâteaux au nom sonore, des craquelins.

pour une cinquantaine de craquelins :

  • zeste d'un citron non traité
  • 2 blancs d'oeufs
  • 200 g de sucre en poudre
  • 200 g d'amandes en poudre
  • sel

Préchauffer le four thermostat 210°C.
Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel.
Y incorporer le sucre puis les amndes.
Déposer à l'aide de 2 cuillers à café des petits tas sur la plaque du four recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Cuire 15 minutes à 210°C.
Faire refroidir sur grille.